Bonne année!

Bonne année!


En ce premier jour de 2008, je tiens à vous souhaiter à toutes une très belle année.

Qu'elle vous comble si bien dans votre vie personnelle, que dans votre vie étudiante ou encore professionnelle.

En espérant que vous réaliserez certaines de vos ambitions voir...vos rêves!





1245 visites le mois dernier : Oh Gött, vous êtes GENIALES, je vous aime <3. =D

# Posté le mardi 01 janvier 2008 05:04



I need your help!


Je m'explique : j'ai inscrit le blog sur un annuaire de fic yaoi génial (celui-ci).
Pourriez-vous y faire un ptit tour et me mettre une note sur cet article

Merci beaucouuuuuuuuuuuup!

# Posté le mardi 01 janvier 2008 11:09

Modifié le mardi 01 janvier 2008 18:15

OS : Mon ange

Voici un OS que j'ai écrit pour un concours...
Je suis désolée, il n'est vraiment pas gai du tout...



oOoOoOoOoOoOoOoOo


Ce soir, je suis mort.
Je ne savais pas que ça allait arriver aujourd'hui, si j'avais pu choisir, j'aurai voulu que ça soit un autre jour. C'est triste de mourir le jour de Noël. Ce n'est pas sensé être un jour douloureux.

Vous trouvez que je prends les choses sereinement ?
C'est le cas.
Mais j'ai quand même un peu mal.
C'est horrible de les laisser derrière moi, de le laisser derrière moi, de savoir que je vais être seul maintenant, tout seul.
Mais, il semble que la mort apporte une certaine quiétude. Je n'ai plus vraiment peur maintenant. Du moins, ce n'est plus la même peur que celle qui me tenaillait le ventre depuis bientôt cinq ans. Parfois, elle était tellement forte, que j'aurai tout fait pour y mettre fin, mais quelque chose me retenait encore, ou plutôt quelqu'un. Mais maintenant, je me sens bien. Je ne sais pas trop pourquoi. Peut-être parce que j'étais préparé.

Je voudrais que maman arrête de pleurer, elle ne devrait pas être si triste. Je vais mieux maintenant. Mais Tom saura s'occuper d'elle. D'ailleurs lui ne pleure pas, mais je sais, je sens qu'il est triste. Je crois qu'il m'en veut un peu aussi.
Tout à l'heure, mon c½ur venait tout juste de s'arrêter, après que ses battements se soient doucement ralentis. Mon esprit devait déjà s'être échappé car j'avais une vision bizarre de la scène, j'étais comme "au-dessus". Tom avait mêlé ses doigts aux miens, si maigres...sa tête reposait près de la sienne, et je l'avais entendu murmurer :

"Petit frère, tu n'as pas le droit de partir si vite...tu ne peux pas me laisser...je t'aime"

C'était le seul "reproche" qu'il m'avait adressé en cinq ans. Et pourtant, il aurait du me maudire, m'en vouloir. Mais non, jamais. Il l'avait soutenu et aimé comme toujours.


.........................


Tout avait commencé par une banale grippe. Puis c'était passé. Enfin, un petit peu. Il était constamment malade, migraines, vomissements, fièvre... Mais il était passé outre, se bourrant de médicaments, se persuadant que c'était du à la fatigue...il avait continué, avant tout pour le groupe...S'il avait su...S'il s'y était pris plus tôt...
Puis un jour, il n'avait plus pu chanter, sa voix se brisait dans sa gorge. Une nuit, il s'était réveillé en toussant, il avait l'impression qu'il n'allait jamais pouvoir reprendre sa respiration. Tom avait accouru, mais Bill avait refusé qu'il appelle le médecin. Il évitait beaucoup les médecins depuis ces derniers mois. Peut-être qu'au fond, il savait.
Sa toux ne le quittait pas, elle l'épuisait. C'est lorsque Tom remarqua que Bill crachait du sang qu'il l'emmena de force à l'hôpital.
Les analyses furent longues, fastidieuses, nombreuses. Puis le résultat tomba.
Il avait le SIDA, il n'était même plus séropositif, non, la maladie était déclarée et se traduisait par la violente pneumonie qu'il trainait.
Cette nuit là, Bill pleura, sans pouvoir s'arrêter un instant, il ne laissait personne l'approcher, il les avait tous suffisamment mis en danger en vivant à leur côté. Il était une bombe à retardement, il aurait pu tous les tuer, tous ! Il imagina les pires scénarios. Puis, il finit par s'endormir, épuisé.
Lorsqu'il se réveilla le lendemain, sa première question fut...comment ? Il réfléchit longuement puis se rappela...
Noah...
Oui, Noah. Une banale rencontre en boite, un peu trop d'alcool, beaucoup d'excitation. Ils n'avaient pas de quoi se protéger mais étaient trop excités pour arrêter, alors ils avaient couchés ensemble. Et Noah l'avait tué. Quelques heures de plaisir, pour cinq ans de souffrance et une fin inéluctable. Où était le bénéfice ? Nulle part. Bill fût prit d'une colère violente contre lui même. C'est quasiment un dément que Tom retrouva dans l'austère chambre d'hôpital, en train de se griffer les bras, de taper dans les murs...
Il le prit dans ses bras, le calma. Lui répéta encore et encore qu'il l'aimait, qu'il serait toujours là pour lui quoi qu'il arrive.
En cinq ans, Bill ne se plaignit pas une seule fois, après tout c'était de sa faute. Il n'évoqua jamais la culpabilité qui le rongeait. Il apprit à se soigner, à protéger les autres.
Il savait que les années qui s'étalaient devant lui seraient limitées, alors il profita de chacun d'eux au maximum, les aima aussi fort qu'il le pouvait...

.........................


Puis le moment était venu, il était partit. Enfin, "partit", pas vraiment, il était encore près d'eux. Il aurait bien voulu leur dire que maintenant il allait bien, qu'il n'avait plus mal, qu'il se sentait serein. Il ne voulait pas qu'ils se fassent du soucis pour lui.

Soudainement, il entendit une petite voix dans sa tête, c'était celle de son frère.

" Au revoir petit frère. Tu vas me manquer. Tu peux t'en aller mon ange, tu es vraiment libre maintenant. Je t'aime"

Bill se sentit alors s'endormir doucement pour de bon cette fois-çi, bercé par les paroles de Tom. Un sommeil paisible et sans fin.

# Posté le mardi 01 janvier 2008 13:09

Modifié le mardi 01 janvier 2008 18:20

OS : Tu es là



"Alors voilà, nous y sommes" pensa-t-il lorsque son taxi tourna dans la rue si familière et s'arrêta devant le portail qu'il avait tant de fois franchit.
Il paya sa course, récupéra sa valise et se dirigea vers la porte d'entrée, traversant le jardin immaculé. Il avait encore bien neigé cette année.
Ca faisait longtemps qu'il n'était pas revenu ici. Plusieurs mois. Trop longtemps.
Il inspira un grand coup et frappa à la porte.
Il n'osait même pas entrer dans sa propre maison.

Il entendit des bruits étouffés provenant de l'intérieur. Une poignée que l'on tourne, une porte qui s'ouvre, un regard surpris puis sévère, lointain.

"Qu'est ce que tu fais ici?"
"Bonjour papa, c'est Noël, je suis venu voir ma famille."
"Tu n'as plus de famille."


Et l'homme claqua la porte.

Georg baissa la tête, sa vue se brouilla, une larme s'échappa, glissant sur sa joue, s'écrasant sur le col de son manteau de laine.
A quoi s'attendait-il ? Un accueil chaleureux? Après les paroles échangées quelques mois plus tôt, il aurait dû se douter qu'il n'était plus le bienvenu ici, chez ses propres parents.
Il emprunta le chemin inverse, franchit le portail métallique. Il grinçait toujours un peu.
Il tourna à gauche.

Il aurait dû être plus prudent. Il aurait dû se cacher davantage. S'il s'était méfié des journalistes, s'il s'était méfié d'Evan, s'il ne lui avait pas accordé si facilement, si débilement sa confiance...le secret serait resté bien au chaud entre eux quatre, personne d'autre que Bill, Tom, Gustav, lui et ses éventuels conquêtes n'aurait été au courant.
Mais avec des si, on refait le monde et il savait bien que ce n'était pas possible, parce que sinon, il aurait commencé dès maintenant à le reconstruire.

Un petit nuage de buée se formait devant sa bouche à chaque respiration. L'air était glacé. Des enfants jouaient à faire des glissades sur les trottoirs qui se soldaient souvent par une chute grandiose et des éclats de rire retentissants. Mais il ne faisait pas attention à tout ça.

Il s'arrêta devant une autre maison, appuya sur la sonnette et attendit. Une clé cliqueta dans la serrure, la poignée s'abaissa et la porte s'ouvrit.
Cette fois-ci, il fût accueilli par un grand sourire.

"Oh! Bonjour Georg!"
"Bonjour Elizabeth"
"Joyeux Noël!"
"Merci beaucoup, à vous aussi!"
"Mais entre! Ne reste pas dans le froid comme ça!"


Elle s'effaça pour l'inviter à pénétrer dans la maison ornée de multiples décorations rouges et vertes. Un sapin monstrueusement énorme trônait dans la salon, surchargé de guirlandes, boules et sujets en tout genre.

"Gustav est dans sa chambre, monte. Tu m'excuses mais je retourne à la cuisine"

Georg remarqua en effet qu'elle portait un tablier blanc et que ses mains étaient couvertes de farine.

Il la remercia silencieusement de ne pas avoir posé de questions sur sa présence ici, avec son bagage.
Il abandonna sa valise dans l'entrée et déboutonna son manteau au fur et à mesure qu'il gravissait les marches qui menaient aux premier étage.
Arrivé sur le palier, il se dirigea vers la porte de la chambre de Gustav. Il était venu plus d'une fois ici quand ils étaient plus jeunes.
La porte était entrouverte, Gustav était assis sur son lit parfaitement fait, dans sa chambre parfaitement rangée, son Mac posé sur les genoux. Il écoutait de la musique.
Il le regarda un instant, puis toqua légèrement.
Gustav leva la tête et sourit en voyant son ami. Il ôta son casque, posa l'ordinateur sur son lit et se leva pour accueillir Georg.

"Tu vas bien?"
"Oui"
"Tu mens mal"


Georg sourit et se laissa tomber sur le lit.

"J'y suis allé"
"Alors?"
"Alors, je crois bien que je n'ai plus de famille"

Gustav s'assit à côté de lui et pose sa main sur la sienne.

"Tu ne peux pas forcer les gens à être tolérants, Georg"
"Mais, ce sont mes parents..."
"Je sais..."
"Je ne fais pourtant rien de mal, je veux dire je ne suis pas un criminel, je ne me drogue pas!"
"Ils se rendront surement compte de leurs erreurs...mais en attendant, avance, vis"
"Tu n'imagines pas à quel point ça fait mal..."


Gustav se rapprocha de son ami et le serra dans ses bras en murmurant : " Ca va s'arranger, tout fini toujours pas s'arranger..."


Flash-Back


BAM!

Bill déboula dans la chambre de Georg tel une tornade. Georg sursauta et grogna lorsque la lumière s'alluma.

"Georg, réveille toi!"
"Hmmm, qu'est-ce que tu veux?"
"Regarde"


Et il lui lança un magazine sur les genoux.

Il se réveilla complètement lorsqu'il vit le titre, l'énorme titre.

"TOKIO HOTEL : LA REVELATION"


Et en arrière plan, une photo un peu flou certes, mais on distinguait clairement les deux protagonistes et ce qu'ils faisaient.

Il ouvrit le magazine et feuilleta les pages si vite qu'il en déchira quelques unes.

Ses épaules se voûtèrent lorsqu'il arrive à l'article qui lui était consacré.

"LE BASSISTE DE TOKIO HOTEL GAY!"


Il lu l'article en diagonale, interpellé par quelques bouts de phrase :

"...se promènent main dans la main..."
"...échangent quelques baisers volés..."
"...une révélation..."
"...des milliers de filles déçues..."
"...chronique d'une mort annoncée pour le groupe allemand..."


Le tout accompagné de photos très explicites.

Evan...Il apprit plus tard que c'était lui qui avait tout manigancé. L'appel du fric. Georg avait sentit une vague de colère et de violence monter en lui lorsqu'il avait su ça.

Et puis son portable avait sonné :

"Allô?"
"Bonjour Georg"
"Bonjour Papa"

Bill était toujours dans la chambre, assis au bout du lit, il avait l'air tellement désolé.

Et son père débuta, sans plus de politesse.

"J'espère qu'il ne s'agit que d'une pure invention des journalistes Georg."

Georg inspira, il était temps. De toute façon, maintenant, il était trop tard.

"Non"
"Comment oses-tu? Te rends-tu compte de ce que tu viens de provoquer? Comment crois-tu que les gens vont réagir? Tu as apporté la honte sur notre famille."
"Mais papa..."
"Il n'y a plus de papa qui tienne, tu n'es plus mon fils"
"Mais..."

Seule la tonalité du téléphone lui répondit. Son père avait raccroché.

Il regarda le téléphone, hébété. Il se leva, sans faire attention à Bill, se rendit à la salle de bain et fit couler la douche. Il y resta longtemps, très longtemps.

Lorsqu'il sortit, ses trois amis étaient dans la chambre. Gustav commença :

"Georg, quoi qu'il arrive, quoi qu'il se passe, nous sommes là."

"On s'en fout de ce que disent les journalistes."
enchaîna Tom.

"Mais le groupe..."

"Arrête"
le coupa Bill. "Le groupe ne s'effondrera pas, pas pour ça. J'en suis sûr"

"Je suis désolé les gars..."


Et Georg s'effondra en sanglotant.


Bill avait raison, le groupe marchait mieux que jamais, mais rien ne s'était arrangé pour Georg. Il savait que ses parents n'étaient pas très tolérants, mais il n'imaginait pas une telle réaction.
Être rejeté par ses propres parents...parce qu'il était homosexuel...ça lui semblait impensable et maintenant c'était la réalité.
Sa vie s'était écroulée en 10 minutes ce matin là. Le poids qui lui pesait sur le c½ur l'empêchait de se reconstruire. Il portait une culpabilité énorme en lui, il avait tout détruit.
Il fallut toute la patience de Gustav pour qu'il envisage la situation sous un autre angle. Il n'avait pas à se sentir responsable d'être ainsi, il n'y avait pas de honte à être gay. Son attitude n'était pas répréhensible, celle de ses parents l'était beaucoup plus...


Fin du flash-back



"Je vais repartir, je voulais simplement te souhaiter un Joyeux Noël"
"Tu veux repartir où?"
"Je ne sais pas..."
"Tu crois vraiment que je vais te laisser repartir?"
"Je ne veux pas m'imposer"
"Georg...Ca fait combien de temps qu'on se connait? 10 ans? Tu fais partie de la famille. Tu as une famille..."


Ils se levèrent et se rendirent dans le salon. Gustav avait toujours été là, il sera toujours là.


oOoOoOoOoOoOo


Vos impressions ?



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# Posté le mardi 01 janvier 2008 18:13