OS : Double je

"Aujourd'hui j'ai décidé d'arrêter de mentir,
Aujourd'hui j'ai décidé de tout révéler
Aujourd'hui je vais te dire la vérité
Aujourd'hui je serais honnête.
Sûrement plus que je ne l'ai été ces dernières années.

J'ai lu quelque part qu'il n'y avait rien de pire que de ne pas tenter quelque chose par crainte d'un résultat négatif, que c'était de l'autocensure sur sa propre vie.

Alors aujourd'hui, cette censure va cesser.
Il est temps de me libérer de ce poids.
Ce n'est pas une décision facile à prendre.
Je peux tout perdre, en te parlant de ça.
Mais je vais le faire.
Par respect pour toi mais aussi pour moi.
Arrêter de me mentir et de te mentir.


Des mots si simples, presque banals...mais tellement durs à dire quand on les pense aussi profondément.

Finalement, je ne crois pas que ce soit une bonne idée de te parler de ça sur un morceau de papier. Rejoint-moi là où tu sais quand tu auras lu cette lettre."


Tom reposa la feuille blanche sur son lit, là où il l'avait trouvée quelques minutes auparavant.

Puis il se rendit tout au fond du grand jardin. Bill était allongé dans un hamac, il regardait le soleil descendre doucement, le grand lumineux était déjà à moitié endormi.
Bill tourna la tête lorsqu'il entendit son frère approcher.

" Viens " dit-il simplement en lui faisant de la place.

Tom s'assit face à lui.

"Je n'ai pas compris Bill..."

Le brun inspira un grand coup.

"Tu sais, Tom, je ne suis pas quelqu'un de banal. Enfin, je crois... Je crois aussi que ce que je vais te dire je le sais depuis toujours ou presque mais que je n'ai pas encore trouvé le courage de t'en parler ou que je ne l'avais pas encore identifié en tant que tel."

Tom ne disait rien. Bill lui attrapa les mains et mêla ses doigts aux siens, simplement, naturellement.

"Mais je pense qu'aujourd'hui je dois te parler de tout ça. C'est vraiment pas facile. J'ai peur tu sais, peur de ta réaction. Avant tout, promet moi que tu seras toujours là...s'il te plait..."

Tom sembla choqué.

"Mais évidemment que je serais toujours là Bill! Quoi qu'il arrive..."

"Je t'aime Tom"

"Mais...moi aussi ! "

"Pas comme ça. Je t'aime...d'une autre manière, plus...amoureuse"

"Pardon?"

"Tu sais il y a ce truc entre nous..."

"Oui"

"Mais ça va encore plus loin. Je crois que...je suis amoureux de toi. En fait non, j'en suis sûr"


Tom ne répondit rien.

"Je sais que c'est pas normal, que c'est interdit...que c'est tout ce que tu veux, mais c'est un fait, c'est comme ça, je t'aime."

Il continua.

"Je ne veux pas te "coincer" en te disant ça, je ne veux pas que tu te sentes obligé à quoi que ce soit...mais je pensais vraiment qu'il fallait que je te le dise"


Pour toute réponse, Tom serra les doigts de Bill entre les siens, se pencha en avant, et à la lueur dorée du soleil couchant, il déposa ses lèvres sur celles de son ange.



Vous avez aimé cette fin? En voilà, une autre, alternative.




Tom avait les yeux équarquillés, il avait retiré ses mains et s'était levé.

"Mais, tu es mon frère ! Tu ne PEUX PAS être amoureux de moi! C'est pas POSSIBLE! Ca ne marche pas comme ça! C'est dégoûtant ! Ne m'approche plus, Bill. Ca ne se passe pas comme ça, jamais!"

Et il tourna les talons, pour rejoindre la maison presque en courant.

A ce moment précis, Bill sût que c'était terminé, ça n'irait jamais plus loin...il le savait, le sentait...

La question ne fût plus jamais abordée entre eux, mais leur relation était fêlée...brisée... Longtemps, Bill porta cette zone d'ombre, cette culpabilité en lui...Jusqu'à ce jour...

Un jour froid de décembre, Bill est seul, devant lui 20 comprimés blancs et ronds alignés sur la table noire, à côté de lui, une bouteille d'un quelconque alcool fort.
Un comprimé, une gorgée, un comprimé, une gorgée...jusqu'au vingtième.
Sa tête tournait, ses mains tremblaient.
Il se glissa avec difficulté dans son lit.
Il s'y sentait bien, comme dans du coton tout doux, tout blanc.
Il s'endormit ainsi...
Et lorsque Tom, entra dans sa chambre quelques heures plus tard et s'agenouilla près de lui pour le réveiller, il volait déjà parmi les anges...



oOoOoOoOoOoOoOoOo



Vos impressions?
Vous préférez quelle fin? ^^




oOoOoOoOoOoOoOoOo



Je suis d'humeur à écrire des choses tristes...
Bill m'inspire...

# Online seit Mittwoch, 02. Januar, 2008 um 18:38

Geändert am Donnerstag, 03. Januar, 2008 um 12:23

Chapitre 10 - Manipulation [ Manipulierung ]

Chapitre 10 - Manipulation [ Manipulierung ]



oOoOoOoOoOoOoOo



J'ai pas pu résister, jvous poste un nouveau chapitre =)
Il est court...mais j'espère qu'il vous plaira


oOoOoOoOoOoOoOo




Lorsqu'il se réveilla le lendemain, avant même d'ouvrir les yeux, il su qu'il n'aurait pas dû boire autant hier soir...enfin peut-être que ce qu'il avait fumé y était aussi pour quelque chose. Quoi qu'il en soit, une migraine monstrueuse s'était installée et il semblait qu'elle n'allait pas le quitter de sitôt.

Lorsque ses paupières daignèrent enfin se lever, il mit un moment à se rappeler où il était. Ce lit n'était pas le sien, cette chambre n'était pas la sienne. Il était seul dans les draps froids.
Il se leva et se dirigea vers une pièce d'où provenait du bruit. Vic y était en train de préparer ce qui semblait être du café, il était habillé.

"Hey, bonjour toi"
lui lança le blond.

" 'jour "

" J't'ai préparé du café, moi j'dois y aller, t'auras qu'à claquer la porte en partant."


Et il quitta la pièce sans un mot de plus.

Alors c'est tout? pensa Bill.

L'ascenseur émotionnel, et ça n'était pas la première fois, pensa-il amèrement. Ca devenait répétitif. Pénible.
Tout allait bien pendant un instant. Enfin, il lui semblait que ça allait bien. Vic l'avait laissé dormir chez lui. Hier soir, c'était plus vraiment de la baise, les sentiments s'en étaient mêlés, surtout les siens. Puis Vic se barrait sans un mot, ni même un geste. Et tout s'écroulait la seconde d'après. Une fois de plus.

Il ne cessa d'y penser pendant qu'il se rhabillait et rentrait chez lui. Pour une fois qu'il se posait vraiment des questions.
Il ne comprenait pas son attitude, ni celle de Vic.
Il lui faudrait peut être apprendre à réfléchir avant d'agir un jour. Ça l'aiderait pas mal à éviter les conneries du genre.
Une moitié de lui-même lui criait "Laisse tomber!" tandis que l'autre montrait une pointe de tristesse.
Quoi qu'il en soit c'était le bordel intégral.

Fait qui se confirma lorsqu'il rentra chez lui, et que la première chose qu'il vit se fut une tornade de dreads blondes qui lui braillèrent dessus.

« PUTAIN MAIS T'ETAIS OU ?! TU REGARDES JAMAIS TON PORTABLE ?! »

Tom avait l'air hors de lui. Une colère née de l'inquiétude ? Espoir.

« TU SORS AVEC GEORG ! IL RENTRE PARCE QU'IL CROIT QUE T'ES RENTRE TOI AUSSI ! ET CE MATIN, IL M'APPELLE POUR ME DEMANDER SI T'ES BIEN RENTRE ! JVAIS DANS TA CHAMBRE ET ... QUE DALLE ! »

Bill serra les points, une sourde fureur montait en lui.

« Tom, d'une, tu ne me parles pas comme ça. De deux, je n'ai aucun compte à te rendre, je fais ce que je veux. Tu n'es pas toute ma vie toi non plus. Arrête de te croire plus important que tu ne l'es. Maintenant laisse moi tranquille. »

Il avait dit ça d'une voix calme, assurée. Tom resta sans voix, son frère ne s'était jamais rebellé, il est plutôt soumis, oui c'était bien le mot, soumis. Il pouvait faire ce qu'il voulait, lui dire ce qu'il voulait, Bill ne remettait jamais les autres en question seulement lui-même. Et Tom devait se l'avouer, ça l'arrangeait bien, c'était bien plus facile comme ça.


Bill monta quasiment en courant dans sa chambre. Il s'étala sur son lit et sans qu'il ne puisse rien contrôler, il se mit à sangloter.
Tout ça n'était qu'une vaste plaisanterie, un cauchemar ignoble et malsain. Il allait se réveiller et se retrouver allongé à côté de Tom, comme avant. Lya n'existerait pas. Vic non plus. Quoi que... Non, il n'existerait pas. C'est bien beau l'auto persuasion, mais ça ne faisait que retarder l'échéance.
Il avait l'impression que tout le monde se foutait de lui. Tom l'oubliait, puis l'engueulait. Vic avait une attitude incompréhensible et lui même était en train de...non il ne tomberait pas amoureux de lui. Ce n'était ni le moment, ni la bonne personne.

Naïf, crois-tu que ça se contrôle ?

Bill se calma peu à peu, seul.
Il attrapa ses cigarettes dans sa veste, alla ouvrir la fenêtre, s'assis sur le rebord et en alluma une.
Ca pouvait paraître insignifiant, qu'il se soit mis à fumer. Mais pas tant que ça en fait...C'était la trace matérielle de son mal être, tout comme le fait que ses jeans étaient trop grands, que ses tee-shirts ne le moulaient plus, que son regard était terne, lointain, qu'il ne riait plus.
Mais ça, personne ne le remarquait.



Ils ne s'étaient jamais autant disputé. Surtout aussi...gravement. Ils ne se parlaient plus depuis plusieurs semaines.
Mais ce n'était pas de sa faute !
Ce n'était pas de sa faute si Bill était jaloux de Lya !
Il ne comprenait pas du tout les réactions de son frère, pourquoi il était si froid, si renfermé, désagréable. Il avait tant changé.

A croire que Tom était devenu aveugle...parce que plus que désagréable, Bill était malheureux.

Celle qui se délectait de tout ça. C'était Lya.
Elle avait Tom pour elle toute seule. Evidemment, elle ne l'aimait pas. Elle le méprisait même un peu de lui être, désormais, si dévoué et soumis.
Mais celui qu'elle méprisait par-dessus tout, c'était Bill. Il la dégoûtait. Ce look totalement débile, cet air de chien battu. Il était faible. C'était trop facile de l'atteindre lui, même pas amusant.
Tom était en train de tomber amoureux d'elle. Elle le savait. Il la regardait avec...ces yeux débordant de sentiments éc½urants. Il était tendre. Même au lit. C'était plus de la baise...maintenant il la...respectait ! Abject.
Allez encore un peu.
Puis quand il serait bien accroché.
Bye Bye Chéri.
Dieu qu'elle aimait ça.
Ils n'étaient que des pions qu'elle manipulait à sa guise.
Pour jouer.
Un jeu.
Ce n'était pas plus compliqué que ça. Elle s'amusait. Pour le plaisir.
Pour une fois qu'elle en avait deux, pour le prix d'un seul, elle n'allait pas se priver.

Elle ajusta sa robe, une robe blanche, courte et décolletée en lin. Il allait encore baver. Elle se sourit à elle-même dans le miroir, un sourire assuré, orgueilleux. L'orgueil éc½urant d'une victoire malsaine et injuste. Une victoire qui peu à peu, rendait faible celui qui s'était toujours cru le plus fort, une victoire qui peu à peu, les éloignait, brisait le lien .Pour toujours peut-être. Elle attrapa son sac et sortit dans la douce tiédeur de cette soirée d'août, pour aller rejoindre l'objet de son plaisir.


oOoOoOoOoOoOoOo



Vos impressions?



oOoOoOoOoOoOoOo



Réponse aux commentaires précédents :




Georg-Listing-montages
: Ton soutient m'est précieux...merci

Was-ich-bin : ça me fait plaisir quand on me dit que ce que j'écris est "vrai"...je cherche à tout prix à coller le plus possible à la réalité...Tu avais raison de pas sentir Vic... =)

Aurore : merci beaucoup de venir régulièrement.

Leben-nicht-Paradies : RHA merci pour ton compliment sur le lemon...j'ai toujours peur de ne pas être dans la bonne tonalité...de ne pas utiliser les bons mots...

Pat-style : t'as raison, plutôt démon qu'ange, malheureusement Bill a plus tendance à voir le bien que le mal en lui. En tout cas, merci pour le compliment final <3


AnOtHeRfEeLiNgDiEsYaOiTh : J'espère ne pas t'avoir trop déçue vis-à-vis de Bill et Vic...vu que tu semblait fonder quelques espoirs sur leur relation.
Pour les liens...de rien, elles sont vraiment très bien tes fics...alors je fais partager!



oOoOoOoOoOoOoOo


Vous voulez un avis sur vos fics? Vous voulez un avis sur diverses fics?

Rendez-vous @ critique-2-fic.sky'

La miss (RedFruit), lit les fics et donne un avis sur l'histoire, l'originalité, la syntaxe, l'orthographe, la présentation du blog, la qualité de l'écriture...

Un bon filon pour trouver de bonnes fics à lire.

J'y ai inscrit la mienne, on verra ce qu'il en ressort ^^

# Online seit Samstag, 12. Januar, 2008 um 15:03

Geändert am Montag, 14. Januar, 2008 um 07:03

OS [ Confession ]

Cet O.S n'est pas de moi. Il s'agit d'une traduction que j'ai faite d'un texte anglais écrit par Y-dO-u-CrY.

J'ai beaucoup aimé cette histoire. Jvous dirai pourquoi à la fin.

Jvous laisse juger. Je lui transmettrai vos commentaires.

[ Ne me jugez pas trop sévèrement quant à ma traduction. (pleaaaaaase) ^^]




oOoOoOoOoOoOoOoOo


(PoV Bill)

Le vent soufflait dans mes cheveux et sur mon visage tandis que des larmes silencieuses coulaient sur mes joues. Les mains dans les poches et mon sac sur les épaules, je descendais la rue qui menait jusqu'à la maison de mon meilleur ami.
Je déteste pleurer, je me sens faible. Et une fois que ça a commencé, ça devient difficile à stopper.
Mais, une fois devant la porte d'entrée, je sortis un miroir et réarrangeait mon maquillage qui commençait à couler. Je jetais un coup d'½il à mes cheveux pour m'assurer que le vent n'avait pas ruiné ma coiffure. Quand je fus satisfait de mon apparence, je toquais à la porte.

PoV Narrateur

« Entrez », dit une voix à travers la porte.

Quand je l'ouvris, une vive lumière m'aveugla, mais mes yeux s'y habituèrent rapidement au fur et à mesure de mon entrée dans la maison.

« Hé Bill, ça va ? » demanda Andreas, son meilleur ami.

« Pas mal, j'suis juste un peu blasé, jpensais qu'on pourrait traîner un peu ensemble, qu'est-ce que t'en penses ? » interrogea Bill, pas très sûr de lui.

« Oui, bien sûr, t'as pas besoin de demander, tu veux faire quoi ? »

« J'sais pas. On regarde un film ? »
demanda Bill, d'une petite voix.

« D'ac. Lequel ? »

« Choisis »
répondit Bill en baissant les yeux.

Andreas mit un film en route, mais il ne comptait pas le regarder. Au lieu de ça, il s'assit sur le lit où Bill s'était installé. Il se positionna de façon a être en face de Bill.

« Quel est le problème, Bill ? Tu agis bizarrement. »

« Je sais »

« Donc tu vas me dire ce qui se passe, et ne pas me sortir des « tu n'en as rien à faire » ou encore « ça n'a pas vraiment d'importance », si ça te fait pleurer ou que ça te fait de la peine, c'est que c'est important. Je vais t'écouter parce que c'est quelque chose qui te tient à c½ur, et parce que tu es important pour moi. Nous sommes amis depuis l'école primaire, Bill, je pense que tu peux me faire confiance »
le sermonna doucement Andreas, la voix affectée par la tristesse.

« Je sais, je sais que je peux le faire..., mais je ne sais pas si, si tu...ça pourrait te blesser. »
bredouilla Bill.

« Bill, qu'est-ce qui se passe ? Jcomprends rien à ce que tu veux dire et c'est pas la première fois » répondit Andreas, tentant de le faire rire, avec succès. Bill lui décrocha un de ses sourires en coin et lui donna un petit coup de poing dans le bras.

« Hey ! Je suis toujours parfaitement clair ! »contra Bill, tentant de paraître blessé par le remarque de son ami, mais échouant lamentablement.

« Oui, bien sûr, si ça peut te rassurer » répondit Andreas avec un sourire narquois. Redevenant sérieux, il ajouta « Je t'aime Bill, plus que tu ne l'imagines, tu peux tout me dire, je ne te rejetterai pas. »

Bill jauga Andreas, tentant de voir s'il était sincère. Après un petit moment, Bill regarda ses genoux et marmonna « Je suis gay »

« Qu'est-ce que tu as dit ? »

« Tu m'as très bien entendu »

« Non, sérieusement, je n'ai pas compris »

« Je suis gay »
, répéta Bill en se redressant, regagnant un peu de confiance en lui, qu'il reperdit aussitôt.

« Et c'est tout ? Je pensais que tu étais malade ou quelque chose comme ça. » souffla Andrea, rassuré.

« Qu'est ce que tu veux dire par « Et c'est tout » ? Tu n'es pas en colère ? »

« Pourquoi je le serais ? »

« Parce que, je sais ce que ton père pense des gays »
cracha presque Bill.

« Je ne suis pas lui, et je ne le considère pas comme mon père. Tu sais Bill, quand ma mère est morte, c'est devenu une corvée de vivre avec lui, de parler avec lui. Nous ne savons rien l'un de l'autre. Ton beau-père est plus un père pour moi que le mien. »

« Je sais. J'avais seulement peur de ta réaction. Je ne sais pas ce j'aurai fait si je t'avais dégoûté... »

« Nan mais Bill, tu me dégoûtes continuellement ^^. Mais pas parce que tu aimes les garçons, pourquoi devrais-je détester quelqu'un qui est comme moi ? »

« Attends deux secondes, tu es gay ? »

« Puisque tu te livres à moi, je pense qu'il est juste que je le fasse à mon tour. Moi, Andreas, je suis gay »
dit-il, en employant un ton formel.

Bill rigola et décida d'essayer quelque chose.

« Moi, Bill, je suis aussi gay et j'voudrais dire qu'Andreas a un joli cul »


Andreas rougit mais ne recula pas devant le défi.

« Moi, Andreas, je voudrais dire que Bill me rend dingue et qu'il est la cause de mes hum... « tensions » nocturnes »
dit Andreas d'un air suffisant.

Bill devint aussi rouge qu'une tomate mais il ne se dégonfla pas : « Moi, Bill, je voudrais dire à Andreas que je l'aime vraiment beaucoup et que je voudrais qu'il soit mon premier... »

« Moi, Andreas, suis d'accord avec Bill, et je voudrais aussi qu'il soit mon premier... »

« Vraiment ? »
lui demanda Bill, il n'était pas sûr de vouloir connaître la réponse en fait.

« Vraiment » répondit Andreas avec fermeté. « Je voudrais partager cette expérience avec la personne que j'aime »

Bill fut désarçonné un instant : « Toi, tu m'aimes ? » bégaya-t-il.

« Oui, je t'aime. Je pensais que c'était juste passager, mais j'ai changé d'avis quand j'ai compris que je préférais les garçons aux filles. Je suis heureux que tu le saches mais tu n'es pas obligé de partager mes sentiments. Et que dirait Tom ? »

« Je suis heureux de le savoir aussi, et Tom se fiche que je sois gay ou non »

« Ce n'est pas ce dont je parlais, Bill. »

« Euh, je comprends pas »
Bill était sincère, il ne voyait pas de quoi Andreas voulait parler.

« Oh, réveille-toi Bill ! Je sais ce qu'il se passe entre vous deux quand les portes sont closes. »

Bill lui lança un regard sidéré, il ne savait pas quoi dire « Comment ... ? »

« Bein, c'est une longue histoire, mais je vais te raconter comment je l'ai découvert »
répondit-il en souriant. Et Bill, malgré lui sourit à son tour.

« Tu te rappelles du jour où on avait fait une bataille de bouffe à la cantine ? »

« Oui... »
répondit Bill, tentant de se rappeler ce qui s'était passé ce jour-là.

« Ne t'inquiètes pas, rien de vraiment très important ne s'est passé, mais il est tout de même arrivé quelque chose. Donc ce jour là, pour résumer, j'avais pris une douche, et vous, vous vous êtes embrassé pour la première fois.

« Comment tu sais ça ? »

« Laisse moi te raconter toute l'histoire et tu sauras. Bon alors, quand nous sommes rentrés de l'école, nous étions couverts de nourritures et on devait aller se laver à tour de rôle. J'y suis allé en premier et quand je suis sortie, je vous ai entendu parler. »


(FlashBack)


« Bill, est-ce que tu as déjà embrassé une fille ? » avait demandé Tom.

« Oui, une fois, et toi ? »

« Oui, j'l'ai d'jà fait, et c'était comment pour toi? »

« C'était...euh...humide. J'ai pas vraiment aimé. Jsuis pas un expert, mais elle était vraiment pas douée. Elle a fourré sa langue dans ma bouche puis la retiré, comme si c'était un vieux poisson mort. En plus, elle avait une haleine dégueu. »
Bill essayait de se rappeler précisément ce baiser.

« Ouais, c'était un peu ça pour moi aussi...ça te dirait de réassayer ? »
demanda Tom rapidement. Un peu trop peut-être.

« Avec qui ? Il n'y a pas de filles qui veulent m'embrasser... »

« Euh...moi je veux bien... »

« Tomi, c'est super bizarre là »
lui dit Bill en riant.

« C'est pas comme si j'allais faire quelque chose, j'ai juste envie de t'embrasser. »

« D'accord »
Il n'était pas très sûr de lui.

Il y a eu alors un silence, et à travers la porte on pu entendre léger gémissement et une grande inspiration.

« Ca, c'était...ouahou, génial ! »
Bill essayait de trouver les bons mots. « Jveux essayer, encore »

Tom rigola.

(Fin du FlashBack)


« A partir de ce jour là, je vous ai vu différemment. Vous étiez si proches. Et d'une certaine manière, moi aussi je l'étais, proche de vous »

« Tu ne penses pas que c'est bizarre qu'on fasse ça entre frères, quand on est seuls ?»

« Non, on va dire que c'est un truc de jumeau, et tu me veux moi pour ta première fois, ça c'est important. Par contre je ne dois pas être le premier à te faire une pipe. »
Il souriait.

A cet instant, les yeux de Bill s'écarquillèrent et le sang afflua à sa visage, en baissant le regard, il demanda « Comment tu sais ? »

« Une fois, je suis entré sans prévenir, vous ne l'avez même pas remarqué... » dit-il en haussant les épaules. « Et comment dire...j'ai été obligé de porter des pantalon larges pendant un moment, parce que à chaque fois que je pensais à vous, à ça...Bein, on va dire que ça se voyait... » Il lui donna un petit coup d'épaule. Bill lui sourit puis baissa les yeux.

« Tom dit que les gens n'accepteraient pas ce que l'on fait, qu'ils nous trouveraient dégoûtants »

« Il a raison, les gens ne comprendraient pas, mais je ne suis pas « les gens ». Je suis Andreas et vous êtes comme des frères pour moi. N'empêche que j'ai l'impression qu'il y a de plus en plus ...hum... d'inceste autour de nous ! » Il ri. « Je trouve ça génial que vous soyez aussi proches, et que vous n'ayez pas peur d'être vraiment vous et d'être avec la personne avec laquelle vous voulez être ».

Bill sourit puis se jeta presque sur Andreas, le prenant dans ses bras.

Ils tombèrent par terre. Andreas s'allongea sur Bill, ils ne se quittaient pas des yeux. Et avant qu'aucun n'ait pu comprendre ce qu'il se passait, leurs lèvres se pressèrent doucement. Pas pour longtemps, bien vite leur baiser se fit plus passionné. Leurs langues se battaient, c'était à celle qui gagnerait et ce fût Andreas qui l'emporta. Ce dernier mordilla doucement la lèvre inférieure de Bill. Puis il posa sa tête sur l'épaule du brun, qui enroula ses bras autour de son nouveau petit ami.

« Merci beaucoup, tu n'as pas idée à quel point ça compte pour moi que tu nous acceptes comme tels, que tu n'aies pas une mauvaise opinion de nous. Tom et moi t'aimons...vraiment beaucoup. »
Bill chuchotait dans l'oreille de son ange.

« Attend. Tom aussi ? »

« Laisse moi juste te dire que Tom n'est pas...jaloux. »




oOoOoOoOoOoOoOoOo




Vos impressions?




oOoOoOoOoOoOoOoOo


La dernière phrase est GENIALE.

J'aime cette histoire, parce qu'elle met en scène Andreas. Et pour cette dernière phrases. Tellement perverse!


oOoOoOoOoOoOoOoOo

# Online seit Montag, 14. Januar, 2008 um 14:28

Vous êtes géniales.
Quelques mots qui m'ont fait sourire et voir les choses sous un autre angle.
<3

Vous savez quoi? ça va mieux.

Et jvais vous montrer un truc, une amie me l'a envoyée.
Devinez qui je suis?
Indices : pull gris, l'air plus qu'heureuse.
Je l'aime tellement cette photo


# Online seit Dienstag, 29. Januar, 2008 um 05:42

Geändert am Mittwoch, 30. Januar, 2008 um 14:10




Laisse-toi ronger par tes rêves parce que même s'ils te bouffent, tu vis des putains de trucs. Tu vas au bout et c'est bon. T'y vas à fond et tu respires. Ne rien faire à moitié. Tu plongeras dans le vide après, quand tout sera fini? Tu t'en fous. Parce que tu te relèveras. Il y aura autre chose. Toujours. Pour avancer. Et que toi, tu seras monté dans les étoiles. Grâce à tout ça. Excessif et irréel. Rien de mesuré ni de rationnel. Vivre l'instant. Vivre l'intense. Respirer l'impensable. Se nourrir de l'extraordinaire. Sortir de l'ennui. Les conséquences? Elles sont secondaires. Il faut te comprendre. Tu aimes l'adrénaline. Tu aimes profiter. Tu aimes réaliser tes rêves. En fait, tu aimes vivres. C'est pas plus compliqué que ça.




# Online seit Mittwoch, 30. Januar, 2008 um 14:13