Chapitre 11 - Mein Vergessene Doppel [ Mon Double Oublié ]

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Voilà, enfin, ce chapitre. J'ai mis beaucoup de moi dedans, j'espère qu'il vous plaira...


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La première chose que Tom ressentit en ouvrant la porte et en voyant Lya, fut une érection naissante. Bordel, ça faisait plusieurs semaines maintenant...et elle lui faisait toujours le même effet. Un sacré effet d'ailleurs. D'habitude il se lassait bien plus vite...Une nuit et il avait déjà fait le tour de la fille, c'était le cas de le dire. Mais elle...il ne savait pas pourquoi mais il la voulait...encore et toujours.

Leur relation était bizarre, bancale, déséquilibrée. Lui, s'était livré à elle, plus qu'à n'importe quelle fille d'ailleurs. Naturellement. Mais elle, elle ne montrait rien. Enfin, tout était relatif...Elle montrait ce dont Tom et sa libido avaient besoin...pour le moment. Il y pensait quelquefois, mais ne s'en formalisait pas outre mesure. La seule chose qui l'intriguait était le fait qu'il avait sans cesse envie de la voir, d'être avec elle, contre elle, bon d'accord, en elle aussi.

Au début il pensait d'elle qu'elle était une fille facile. Une autre de ces filles avec lesquelles il couchait régulièrement. Une de celles qu'il considérait presque comme une « salope ». Mais là...rien. Rien d'autres qu'un bégaiement débile, que des joues rouges, que des gouttes de sueurs dans la nuque, et qu'un bug mental. Lya avait raison au final, elle en avait fait ce qu'elle voulait. Tom Kaulitz le tombeur, n'était rien d'autre qu'un ours en guimauve débordant de sentiments aveugles, clairement aveugles.

Il devait être loin, très loin, parce que lorsqu'il entendit Lya parler, il avait l'impression de se réveiller d'un très long sommeil.

« Hey, wake up darling » lança-t-elle en rigolant.

Tom l'invita à entrer et pour ne pas changer ils montèrent directement dans sa chambre.

« Tu veux faire quoi ce soir ? Tu veux qu'on sorte ? »

Lya s'avança vers lui d'un air félin.

« Hum...peut-être qu'on pourrait d'abord passer un petit moment dans cette chambre » dit-elle en le poussant vers le lit.

« Pas une mauvaise idée » eut-il le temps de dire avant qu'elle ne s'accroche à ses lèvres.


[...]



Ils étaient emmêlés dans les draps blancs, leurs corps en sueurs glissaient l'un contre l'autre. Elle poussa Tom de façon à se retrouver assise sur lui. Position dominante. Comme elle les aimait. Il s'accrocha à ses hanches, accompagnant les mouvements de son bassin qu'elle bougeait d'avant en arrière, lentement. Puis elle accéléra, petit à petit, se contractant autour de Tom. Un mouvement plus ample que les autres fit se tendre le corps de Tom. Il jouit dans un grognement sourd. Lya bougea encore un peu sur lui puis arriva à l'orgasme à son tour.

Elle se dégagea puis s'allongea à côté de Tom. Ils respiraient fort dans la moiteur de la chambre. La fenêtre ouverte laissait entrer les bruits de la nuit, naturels ou non. Et l'odeur de la terre chauffée par le soleil durant la journée flottait dans la pièce.

« Tu m'as tué... »
souffla Tom.

« Je sais »

Elle était présomptueuse, narcissique mais Tom ne s'en rendait même pas compte. Il se rapprocha d'elle pour poser sa tête sur son épaule et son bras sur son joli ventre doré. Il l'avait à peine effleurée qu'elle se dégagea avec mauvaise humeur.

« J'ai chaud ! »

« Euh...excuse »


Elle était agacée, presque énervée. Quel boulet ! Puis quand elle vit l'air peiné de Tom, elle se dit qu'elle était peut être allée un peu loin. Elle se rapprocha de lui.

« Excuse moi, je suis un peu fatiguée. »

« C'est pas grave »


Ils restèrent un moment ainsi.

« Il n'y a personne chez toi ? »

« Non, ma mère est chez une amie et Bill est...je sais pas où. Il sort tous les soirs, je ne sais pas où il va, ni avec qui... »


Elle resta silencieuse.

« Il est étrange en ce moment. Il ne m'adresse presque plus la parole. »

Elle soupira.

« J'ai l'impression qu'il est en colère contre moi. Je ne comprends pas. »

« C'est vrai que ton frère est bizarre »
répondit-elle avec dédain.

« Comment ça ? » sa voix était devenue un peu plus forte.

« Oh, ça va, te braque pas, ton frère est super bizarre. Déjà, la façon dont il s'habille, dont il se tient, ses manières, puis jsais pas on dirait un chiot malade, il est faible »

Tom se redressa dans le lit.

« Ne parle pas de lui comme ça »
cracha-t-il en serrant les draps entre ses poings.

« Okay, okay. T'énerves pas. Jte dis simplement les choses comme elles sont. T'es vraiment pas cohérent toi. Un jour, tu le descends devant moi en disant qu'il est immature, que tu ne peux pas t'en débarrasser, qu'il te fait carrément chier. Et deux jours après, tu le défends comme une lionne. »


Elle avait l'air agacée. Elle allait partir si ça continuait comme ça et Tom ne voulait pas qu'elle parte, surtout pas.

« Oui tu as raison. Excuse-moi de m'être emporté. De toute façon, jvois pas pourquoi jme préoccuperais de lui alors que lui n'en a rien à foutre de moi »


Lya lui sourit et l'embrassa.

« Ca te dirait une douche, beau gosse ? »

Ca y est Tom ne réfléchissait plus avec son cerveau...Il ne se rendait même pas compte qu'elle le manipulait. Qu'elle en faisait ce qu'elle voulait. Il n'était pourtant pas du genre à se laisser faire, mais devant Lya, il fondait. Elle le montait contre son frère et lui ne réalisait même pas.



[...]




Bill était encore au Dark Side. Comme tous les soirs. L'été, la boite était ouverte toute la semaine. Les jeunes s'y retrouvaient pour boire, danser, baiser...
Vic l'avait présenté à ses « amis », oui entre guillemets. Car ces personnes sont ce que l'on peut appeler des « amis de la nuit », ils sont ces anges noirs qui se réveillent une fois le soleil couché pour se retrouver. Ils sont comme eux, comme Bill et Vic, marginaux, beaux, fascinants. Ils sont tous soit gays, soit bi. Presque que des garçons, quelques filles. Ils ne se voient jamais en dehors de ce contexte spécial créé par la nuit. La nuit, dit-on tous les chats sont gris. Pas de différence entre eux. Ils se rassemblent, enveloppés par l'obscurité, l'alcool, le sexe. Cachés sous le maquillage, les lumières artificielles. La nuit, les conversations s'engagent plus aisément, les contacts sont plus faciles. Les mains se frôlent, les bouches s'effleurent, les langues se caressent, les hanches se touchent. Tout est tellement plus facile. Tout est tellement irréel. L'obscurité permet de se préserver, de ne pas tout révéler, le jour expose, la nuit dissimule. Ils s'y sentent bien. Ils se sentent eux.

Bill et Vic sont assis l'un à côté de l'autre dans un grand canapé. Bill est stone, il a fumé quelques joints avant de venir et bu pas mal depuis qu'ils sont là. Vic l'embrasse, effleure son cou, sa mâchoire, sa main effleure les cuisses moulées dans un jean foncé.

« Arrête » souffle Bill « t'es en train de me rendre dingue ». Les mots sortent beaucoup plus facilement, surtout quand il a fumé.

« C'est le but, bébé » répond Vic en se cambrant un peu plus vers lui.

Bill se dégage doucement et se lève :

« Je reviens dans deux minutes »

« Besoin d'aide ? »
, sourire malicieux.

« Non » répond le brun en rigolant. « Tout à l'heure, peut-être. »

Il se rendit aux toilettes, il titubait un peu, sa tête tournait. Mais il commençait à s'habituer. Il aimait bien. Ne plus contrôler grand-chose, ne penser à rien d'autre qu'à se faire du bien. Putain, c'était bon.

Il se regarda dans la glace sous la lumière crue des néons. Il portait une chemise noire (oui oui celle qu'on aime toutes), un jean noir, ses cheveux étaient lissés, son maquillage parfait. Il sortit son portable. Un message.

Gustav.

« Tu ne me donnes pas de nouvelles. Je m'inquiète. Prends soin de toi »

Il sourit. Gustav était une vraie maman. Oui mais peut-être que Gustav ne perçoit bien mieux les choses que tu ne le penses Bill.

Il rangea son portable et alla retrouver Vic. Il était en grande conversation avec Syn, un gars de la bande. Le blond se tourna vers son amant quand il le sentit s'asseoir près de lui.

« Ca te dirait d'essayer quelque chose de nouveau ? »

« Comme ? »


Il ouvrit le poing. Dedans se tenaient deux petits cachets ronds et roses. Dessus, étaient dessinés deux points et une espèce de parenthèse. Bill regarda plus attentivement et remarque qu'il s'agissait d'une sorte de smiley, comme ceux qu'il utilisait sur internet.

« Qu'est ce que c'est ? »

« Taz, darling »
lui répondit Syn.

« Taz ? »

« Essaye, tu verras »
dit Vic en avalant un des cachet.

Bill haussa les épaules, attrapa le second cachet et le fit passer avec une rasade de vodka-orange. Il haussa de nouveau les épaules l'air de dire « et alors ? ». Les deux autres rigolèrent et Syn prit la parole.

« Attend un peu, tu vas voir »

Et il vit.
Il devait s'être passée une demi-heure depuis qu'il avait pris le cachet d'ecsta quand il eut soudain très envie de danser, de bouger, de rire, de chanter, d'aimer, d'embrasser, de toucher, de se faire toucher. Il attrapa Vic et Syn par les mains et les entraîna vers la piste de danse. Apparemment, ils étaient dans le même état que lui. Ils commencèrent à danser. Chacun de leur côté d'abord puis ils se rapprochèrent. Syn faisait face à Bill, Vic était derrière lui. Leurs corps bougeaient au même rythme, collés ensemble. C'était chaud, sensuel. Tous les trois étaient excités. Complètement excités. Le taz leur faisait un sacré effet. Ils étaient euphoriques, souriaient, rigolaient. Bill trouvait très marrant le fait de sentir Syn et Vic bander contre lui. Ce qui était encore plus drôle, c'est que lui aussi était super dur. Syn se pencha vers lui et l'embrassa. Il entendit Vic rire derrière lui.
C'était génial ! Il était complètement heureux. Tout le monde était complètement magnifique. Ils étaient tous beaux. Ils souriaient. Rigolaient. Il avait envie de leur faire des câlins, de les embrasser !! Il regarda Vic et le trouva tellement beaux, il l'embrassa. Et lui cria des « Je t'aime » à tout va. Vic était plié en deux tellement il rigolait et il essayait de lui répondre des « moi aussi » mais s'étouffait tellement il était hilare. Tout était simplement merveilleux. Les lumières étaient roses. Une chanson trottait bizarrement dans la tête de Bill : Love is in air nananananaNNAAAAAA. Il était monté sur un des plot qui jouxtait la piste de danse et chantait à tue-tête dans la boite bondée. Vic et Syn le regardait en rigolant, ils s'embrassaient. Bill sauta de son perchoir et les rejoignit avec un grand sourire, il attrapa Vic :

« Hey pas touche c'est le mien ! » Syn éclata de rire, haussa les épaules et partit à la recherche d'une nouvelle victime.

« TU ES MON BISOUNOURS ! » hurla Vic.

Ils étaient complètement euphoriques, dansaient des danses improbables, s'embrassaient, sautaient partout.

Au bout de deux heures, Bill se sentit soudain très fatigué.

« Jvais m'asseoir »

Il retourna sur la banquette où Syn était étalé et dormait à moitié, les yeux entrouverts. Mais il n'y resta pas longtemps, une irrépressible envie de marcher le pris, il avait besoin de sortir, de respirer l'air frais. Il étouffait. Ses bras le démangeaient. Et puis il avait soif, terriblement soif. Son c½ur battait la chamade. Sa tête était lourde. Il avait mal aux jambes. Ses yeux piquaient. Il aurait presque pleuré tellement il avait envie d'être dehors. La musique était trop forte, beaucoup trop forte. Pis ces gens qui le bousculaient. Il transpirait. Il avait chaud. Il avait presque la nausée. Enfin il sortit, il eu à peine le temps de se mettre un peu dans l'ombre qu'une violente nausée le prit et il vomit tout ce qu'il avait pu ingurgiter dans la soirée. Dans les dix dernières soirées, il lui semblait même. Il essayait de tenir ses cheveux. Les spasmes étaient horriblement douloureux. Ils lui tordaient l'estomac. Des larmes coulaient. Il avait mal. Plus rien ne voulait sortir, mais son ventre se contractait quand même. Il tomba à genoux. Il sentit une douleur cuisante pendant un instant mais n'y réfléchit plus ensuite. Les nausées se calmèrent peu à peu. Un des videurs s'approcha de lui et l'aida à se relever.

« Hé ça va ? »

Bill secoua la tête.

« Tu as trop bu toi. Tu veux que j'appelle un taxi ? T'es pas un état de marcher. »

« Non, ça va aller »
réussi à articuler Bill. « J'habite pas loin »

Ce qui n'était pas tout a fait vrai. Il se mit à marcher en direction de chez lui. Le soleil commençait à se lever. Il devait être dans un état pitoyable. Il ne sait pas comment il arriva jusqu'à la maison mais une fois là-bas il n'eut pas le courage de franchir la porte. Il s'affala sous le porche et se mit à pleurer. Il ne savait pas pourquoi, mais il pleurait tout son saoul. Il se sentait terriblement mal, triste, seul. Il n'avait plus mal au ventre. Seulement à l'âme. Il se sentait déchiré. Son cerveau était trop embrumé pour se rappeler pourquoi il était si malheureux, mais son subconscient lui, tournait au maximum, régurgitant tout ce qu'il avait emmagasiné ces dernières semaines. Il finit par s'endormir. Le soleil brûlant le réveilla quelques heures plus tard. Il trouva le courage nécessaire pour se lever et rentrer dans la maison. La vision qu'il eut de lui-même dans le grand miroir de l'entrée l'effraya. Ses cheveux étaient emmêles, enchevêtrés, il était sale, souillé. Son maquillage avait coulé et s'était étalé sur ses joues. Il avait les mains écorchées.

Il tourna la tête en entendant les marches de l'escalier craquer.

Lya.


Elle s'approcha doucement de Bill. Un sourire à la fois cruel et enfantin était apparu sur son visage. Une fois à quelques centimètres de lui, elle leva la main au niveau du visage du brun, l'approcha des cheveux de jais et commença à jouer avec une mèche, l'enroulant autour de son index.

« Tu sais, Bill. Tom n'en a rien à faire de toi »

« Tais-toi »

Elle sourit de plus belle, haussant les sourcils.

« Non. Regarde dans quel état tu te mets et il ne bouge pas d'un pouce »

« Tais-toi je t'ai dit ! »

« Non. Tu n'es plus rien pour lui. Tu n'existes plus...Et oui ! »
dit-elle en rigolant doucement « tu n'as plus ta place ! »

Elle était effrayante. Elle le regardait d'un air candide mais des mots ignobles sortaient de sa bouche. Elle n'avait pas lâché la mèche de cheveux.

Quelque chose était déjà fêlé en Bill. Et ces mots achevèrent de le briser complètement.
Elle sortit de la maison d'un pas léger. Et Bill s'affala contre le mur en se laissant tomber sur le sol. Il avait les yeux secs. Regardait dans le vide. C'est ainsi que Tom le trouva peu de temps après. Il eut un hoquet de surprise en voyant son frère ainsi. Il le releva avec difficulté et l'emmena en haut dans la salle de bain sans dire un mot.
Il l'assit sur le rebord de la baignoire, fit couler de l'eau chaude. Lentement. Il lui enleva sa chemise, déboutonna son pantalon, l'ôta, fit de même avec son boxer. Puis il l'aida à se mettre dans l'eau. Bill était apathique. Il ne réagissait pas, ne parlait pas, ne bougeait pas. Tom lui lava les cheveux et le corps avec douceur, sans rien dire. Puis il vida la baignoire, releva Bill et l'enroula dans une grande serviette blanche et moelleuse. Il l'aida à aller jusqu'à sa chambre, l'aida à enfiler à enfiler un espèce de pantalon de pyjama et le coucha. Tom était agenouillé par terre, sa tête au niveau de celle de Bill. Les yeux du brun se fixèrent dans ceux de son frère.

« Tu me manques, Tom. Je t'aime. »

Une larme se forma au coin de son ½il et roula sur sa joue, laissant un sillon humide. Le c½ur de Tom se serra et là, tout au fond de lui quelque chose se réveilla. Une petite voix lui disant que tout ça n'était peut-être pas si normal.



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Vos impressions?


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Réponse aux commentaires du chapitre précédent :


x30sklm
: Merci beaucoup pour tes compliments, je suis heureuse qu'elle te plaise.

Ein-einfacher-traum
: En effet Bill est complètement instable, ses réactions sont parfaitement incohérentes. Il gère très mal ses émotions et se laisse souvent déborder. Quant à Lya, je suis d'accord avec toi, elle ignoble. C'est intéressant à écrire, mais j'ai envie de la baffer.

Was-ich-bin : Le personnage de Lya m'a été inspiré par des personnes que je connais...malheureusement. Et aussi par des lectures. Très intéressante à écrire. Même si parfois je flippe parce que les idées viennent un peu trop facilement quant aux réactions de Lya.

xLolipopsx : merci beaucoup d'être venue lire ma fic, j'aime tellement la tienne (dont je vais venir très bientôt commencer le commentaire !). Je suis un peu maso, je déteste Lya et en plus je me fais du mal en écrivant cette déconnexion entre les twins.

Yaoi-again-again : Toujours heureuse de lire des commentaires comme ça. Tu réagis carrément à mes écrits, c'est super de voir que mes mots provoquent des émotions, plus ou moins positives d'ailleurs :/

A tous
: merci...mille fois merci.

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Enorme coup de coeur pour cette fic : TheFormative, une des meilleure twincest que j'ai lu, des lemons absolument ogasmiques (mais littéralement). Courrez-y.

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Au fait, 1714 visites le mois dernier, vous êtes GENIALES <3

# Posté le jeudi 31 janvier 2008 12:34

Modifié le samedi 02 février 2008 14:44

[ OS - WIAD? ]


Pour celles qui connaissent 30STM, le titre voudra dire quelque chose, pour les autres, j'expliquerai à la fin.

OS écrit dans un moment de vide cérébral absolu. Le néant.


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Un samedi après-midi de novembre.
Georg chez Gustav.
17h, la nuit tombe sur le ciel gris.
Ennui profond.
Devant la télé.
Avachis sur le canapé.
Georg zappe.
Gustav dort à moitié.


"C'est pas comme si on se faisait chier hein" lance intelligemment le maître de la télécommande.

"Clairement" lui répond tout aussi intelligemment l'endormi. "Sont où les clones?" parvient-il à demander malgré le bâillement qui semble lui décrocher la mâchoire.

"Font des trucs de jumeaux" répond the master en dessinant des guillemets dans le vide pour "trucs de jumeaux", la télécommande toujours dans la main.

20 secondes de dialogues. 10 minutes de silence. Temps sûrement nécessaire à ce que l'info atteigne le cerveau de Monsieur la larve du canap'.

"Des trucs de jumeaux?"

"Ouais, jsais pas"


5 secondes de dialogues. 15 minutes de silence. On améliore le score là.

Gustav dort maintenant carrément.

"GUS REGARDE CA!!"

"GRMGPHHHHH!"


L'autre babylissé vient de lui foutre un coup de pied dans le tibia. Pourquoi au fait? Monsieur Larve se tourne vers Monsieur Télécommande. Il lui montre la télé, il a les yeux qui brille, il est tendu comme un string. Larve se tourne alors lentement vers le truc carré qui émet des sons et de la lumière dans la pièce. Et là...bein...c'est rose. Il se redresse. Tiens ça parle, non ça...gémit plutôt...oh! Et des trucs pas very cathos en plus. Il ouvre complètement les yeux! Putain!

"Georg! C'est un film de boules!"

"Bah ouais, enfin un peu d'animation!

"T'as vraiment des problèmes"


Nouveau regard vers le "truc".

"T'as vraiment de TRES GROS problèmes! C'est un porno gay!"

"Ouais, et alors?"

"Bein, rien juste des mecs qui s'foutent des bites dans le cul, rien de grave"

"Ouais, et alors?"
répète l'autre, qui a l'air complètement hypnotisé par un espèce de viking qui vient de s'empaler sur un mec complètement trop poilu (beurk).

"Okay, mec. Je vais aller me chercher à boire. Quand je vais revenir, tu auras changé de chaîne. Et on oubliera tout cette histoire. Et pour ta fierté perso, je ne te rappellerai jamais cette épisode dramatique de ta vie. On est d'accord?"

"Grmphhh"

Quelle réponse claire et précise! Gustav ose un nouveau regard vers l'objet de l'attention de Georg. Okay. Super. Poilu et Viking ont été rejoins par Chauve. Et Vinking est en train de ... faire un truc trop IMMONDE à Chauve pendant que Poilu...Oh putain! Jésus, Marie, Joseph...C'est pas possible. Je n'ai jamais vu ça! JAMAIS! C'est beau l'auto-persuasion.

L'instant est juste fantastique. Et attendez, vous méprenez pas les gens. Fantastique dans le sens irréel et chelou, pas WAHOU quoi. Non, plutôt trop bizarre. Georg a pété une durite. Monsieur JeNeJureQueParLesSeins en train de s'extasier devant des mecs qui...Non pas de s'extasier, juste de regarder.

Ah bein si, de s'extasier. Son Coca à la main, Monsieur Ex-Larve revient dans le salon. Georg est avachi sur le canapé. Il a pas changé de chaîne. Et il est ultra-concentré sur Chauve, Poilu et Viking qui sont tout emmêlés. Gustav se demande un instant comment c'est possible avant de vite détourner ses yeux de la chose impure.

"C'est bon, décoince toi Gus." Lance Georg en rigolant. "Du cul, c'est du cul. Un trou est un trou, mec."

Gustav ne répond pas. Son cerveau est en train de chercher une réponse au comportement complètement trop bizarre du hobbit.
Pas de panique, on s'assoit gentiment à l'autre bout du canapé et on attend que l'autre se calme. On se concentre sur sa canette de coca et on ne regarde pas le Mal absolu.
La contemplation intense et méticuleuse du morceau de métal est interrompu par un gémissement venant sa gauche. A approximativement 1 mètre de lui. Ses cervicales entament une lente rotation vers ce qu'il redoute de voir.

OH GÖTT.

"GEORG! PUTAIN! Kesstufé?!" (à dire très vite sans respirer)

Le destinataire de cette question à la limite de l'intelligibilité ne daigne même pas regarder son correspondant pour lui répondre.

"Gus, détend-toi, c'est pas comme si on se connaissait pas depuis 10 ans hein."
Pas de panique.

"Georg, tu te rends compte que tu es en train de te toucher sur mon canapé, à côté de moi, devant des mecs qui s'enculent"

"Oui et?"

"C'est évidemment tout à fait normal"


Gustav est super mal à l'aise, effaré surtout. Mais il ne bouge pas. Il tente même un nouveau regard vers la gauche. Georg a avancé son bassin vers le bord du canapé. Son jean est largement ouvert, légèrement descendu sur ses hanches. Sa main bouge caresse doucement le boxer légèrement (bon d'accord carrément) déformé par vous devinez quoi.
Il continue de regarder.
Georg passe sous le tissu, un long gémissement s'échappe de sa gorge tandis que ses doigts entre directement en contact avec sa propre peau.
Une goutte de sueur glisse entre les omoplates de Gustav.
Georg se caresse explicitement maintenant. Faisant aller et venir sa main d'avant en arrière.
Le rythme cardiaque de Gustav n'est plus tout à fait normal. Son aine fourmille.
Georg accompagne sa main avec ses hanches, intensifiant ses gestes.
Et là, c'est le drame.
Erection non contrôlée. Mon Dieu. Pourquoi je bande dans ces conditions. C'est un reflexe, juste un reflexe, rien d'autre qu'un reflexe. On est d'accord, c'est juste un reflexe. Elle fait ça toute seule. La situation n'est pas du tout excitante. Vive l'auto-persuasion (bis). Si Georg voit ça, c'est juste la grosse loose.
Justement, l'autre enfoiré est en train de baisser un peu plus son jean. Gustav ne le quitte pas des yeux. Son gémissement vient se mêler à celui de Georg quand ce dernier se dégage de son boxer.
Les regards se croisent. Celui de Georg descend vers le cou de Gus, vers son torse, vers son ventre. "non non non non non remonte, remonte, REMONNNNTE". Laisse tomber Monsieur AutoPersuasion, ça marche pas comme ça.

"Tu bandes, mec!"

Là, Gustav est complètement gêné. Rouge comme une pivoine. Mais Georg ne rigole pas, il ne se moque pas de lui. Il continue juste ce qu'il était en train de faire en le regardant. La seule chose qu'il dira sera :

"T'as quand même pas besoin d'aide?"

Oh et puis merde. Là, c'est juste super pas normal du tout comme situation. Mais hop, cerveau en mode pause, on arrête de penser. Gustav pousse un gémissement quand il se libère de la compression sournoise du jean devenu trop étroit.
Il commence, comme Georg tout à l'heure, à se toucher par dessus son sous-vêtement, mais rapidement, il se sent frustré.

Les mouvements s'accélèrent, ils grognent, gémissent, respirent vite et fort.

Gustav n'est pas loin de...quand il sent un grand coup dans sa jambe.

Il se réveille en sursaut. Georg est à côté de lui dans le canapé. Il lui montre la télé en braillant:

"GUS REGARDE CA!!"

Le Gus en question est dans le pâté, il se tourne vers la télé et ce qu'il aperçoit le réveille complètement. Oh Gött! Poilu est en train de prendre Viking en poussant des cris étonnants. Il se redresse dans la canapé. Enfin pas trop, parce que comment dire...il est en train de bander comme un âne.

Un rêve? Il essaye de se rappeler les circonstances exactes qui l'ont amené à avoir une telle érection. Bordel, ça ferait presque mal.

Le bruit de vêtements froissés provenant de sa gauche lui fait tourner la tête tellement vite qu'il a l'impression qu'elle va se dévisser. OH. MEIN. GÖTT!


Je vous laisse imaginer la suite...


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WIAD = Was it a dream?


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Vos impressions?


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# Posté le mercredi 20 février 2008 12:24

Chapitre 12 - Retour en enfer

Un mois pour publier un nouveau chapitre, y'a de l'abus. Quoi qu'il en soit, voici la suite. J'espère qu'elle vous plaira. Merci pour vos visites et pour vos commentaires =)



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Tom resta longtemps près de Bill, le regardant dormir. Souvent son frère fronçait les sourcils, grognait, gémissait dans son sommeil. Il lui avait même semblé avoir entendu son prénom. Il était près de midi lorsqu'il quitta la chambre et près de seize heures lorsque Bill émergea. Il descendit au salon et s'approcha du canapé où son frère était affalé puis s'arrêta, secoua la tête et fit demi-tour. Mais Tom lui dit doucement :

« Viens. »

Bill s'approcha de nouveau et s'assit à l'autre bout du canapé, tout au bord. Il se tenait très droit, presque crispé. Il était torse nu, portant simplement le pantalon que Tom lui avait enfilé un peu plus tôt. D'une voix enrouée et faible, il montra le morceau de tissu et commença :

« C'est toi...qui... ? »

« Oui »
répondit Tom, il savait ce que son frère avait voulu lui demander avant même qu'il n'ait formulé sa question.

« Merci »
dit-il simplement.

« Tu veux en parler ? »

« Pas vraiment non...»
il se tût.

« Tu es sûr ? Tu étais vraiment dans un sale état tout à l'heure »

« Ce n'est pas très intéressant, j'ai un peu trop bu, c'est tout »

« Si ça te concerne, ça m'intéresse »

« C'est ça, ouais »
murmura Bill.

« Comment ça ? »


Bill se tourna vers lui et le regarda dans les yeux.

« Tom, laisse tomber, on a déjà eu ce genre de conversation et on en est presque venus aux mains...tu te rends compte...tu te rends compte de ce que tu m'as dit et de ce que tu as fait ? » Il baissa les yeux vers son poignet. « Je ne veux pas parler de ce qui s'est passé. Un point c'est tout. »

Bill ne parlerait pas non plus de Lya, il ne dirait pas le mal qu'elle avait fait, non. Ne croyez pas à une quelconque fierté mal placée. Il avait simplement peur. Peur de se prendre encore une fois une gigantesque claque mentale, lui rappelant qu'il était seul, que Tom n'était plus là. Enfin, plus là pour lui.

Tom resta silencieux.

« Bref »


Bill se leva et se rendit dans la cuisine, il se servit un grand verre d'eau, tout en se remémorant les événements de la veille. Quelle cochonnerie. Il avait mal au c½ur, à la tête, la bouche pâteuse et sèche et il tremblait. Il avala deux aspirines avec sa boisson et remonta dans sa chambre. Son portable était sur sa table de nuit, déposé par Tom sûrement. 2 appels en absences de Vic et 1 message.

« T'es où ? »


Il avait été envoyé à 6 heures du matin. Depuis pas de nouvelles, ou du moins pas de prise de nouvelles. Vic aussi s'en foutait. Tout le monde s'en foutait. Bordel que ça faisait mal. Il avait tellement mal. Il était en miette. Ses soirées lui permettaient d'oublier ces instants, tout ça. Mais le lendemain, le mal-être revenait encore plus fort, comme une chape de plomb qui se déposait sur lui, qui lui faisait courber les épaules, comme un coup de poing dans l'estomac qui le laissait nauséeux. Ses yeux se noyèrent de larmes qui commencèrent à rouler doucement sur ses joues. Ce n'était pas de gros sanglots, simplement des larmes silencieuses qui coulaient sans s'arrêter. Des larmes de douleur et de tristesse. Il voulait que quelqu'un le console, que quelqu'un vienne, que quelqu'un comprenne. Mais il n'y avait qu'une seule personne qui était capable de faire ça, d'apaiser la douleur...
Les larmes se tarirent d'elles-mêmes. Il était vide, plein de vide. C'était exactement cette sensation. Son corps remplit de rien, de néant.

Une nouvelle douche lui permis de reprendre ses esprits. Revenant dans sa chambre, il attrapa son paquet de cigarettes. Tout en s'asseyant sur le large rebord de la fenêtre, il en alluma une. Il se força à réfléchir de manière calme et rationnelle à tout ça.
Tout avait commencé un mois et demi plus tôt, à cette soirée. Tom avait sauté Lya, il n'y a pas d'autre mot. Puis ils s'étaient vus de plus en plus souvent et son frère avait commencé à s'éloigner. Ils ne parlaient plus, n'échangeant que des banalités. Bill avait commencé à se sentir seul, perdant son soutien. Il se dit qu'il avait peut-être réagit de manière excessive, que son mal-être n'était pas proportionnel aux évènements. Après tout, Tom ne semblait pas aller mal, lui. Peut-être que Bill avait trop « idéalisé » leur relation fraternelle, s'était trop reposé sur lui. Il ne vivait pas pour lui, mais pour eux. La vie sans son frère ne lui semblait pas envisageable. Ils partageaient tout, vivaient l'un pour l'autre, ensemble. Mais apparemment, Tom ne le voyait pas ainsi. En quelques petites semaines, Lya avait réussi à l'accaparer. Tom ne vivait plus que pour sa relation avec elle, Bill avait désormais une place secondaire. Il se demandait comment et pourquoi Lya avait fait tout ça. Parce que malgré son état, il se souvenait parfaitement de ce qu'elle lui avait dit quand il était rentré. Elle faisait tout ça consciemment, volontairement. De la méchanceté pure et simple.
Alors Bill pris une décision. Il allait arrêter tout ça, d'avoir mal pour Tom, de vivre en attendant simplement un petit geste de lui, une parole, un sourire. Maintenant, il allait vivre pour lui, vivre pleinement, intensément, et tant pis si ça ne le mène nulle part, si ça le détruit. Il arrêterait de se morfondre pour quelque chose qu'il est le seul à ressentir. Tout amour se guérit. Il faudrait un peu de temps, mais il s'en remettrait. Du moins, il essayait de s'en persuader.

Et le meilleur moyen de se soigner de ce genre de maladie était de se changer les idées. Un coup de fil à Vic, habillage, maquillage, coiffage et c'est partit. Une nuit à danser, des verres d'alcool, beaucoup d'alcool, du flirt, du sexe, des sourires, des camés, des comprimés qui passent de mains en mains, dans ses veines, dans son c½ur et son cerveau. Le monde en rose. La vie est belle. Les gens sont gentils. On s'aime. Tom est loin. Lya est inexistante. Vic est terriblement sensuel. Prenons le train jusqu'au bout du monde. Montons dans les étoiles, laissons nous effleurer par les comètes. Rions avec la lune. Mangeons les nuages, ils ont le goût de barbe à papa. Tiens je crois que je viens de croiser un ange. Il ressemblait un peu à une mouette quand même. Tiens un arbre, on joue à cache-cache ? Tu m'embrasses dans les cheveux ? Attends, je perds mon sourcil ! Tu as vu ta main, elle est bleue. J'ai envie de Babybel ! J'ai envie de Nutella ! J'ai envie de Babybel au Nutella !!! Beuhhh, j'ai envie de vomir. Merde, j'ai vomis. Quoi ? Un autre cachet ? C'est quoi ? Ouais, t'as raison, on s'en fout. Ouhlà, jme sens tout drôle. J'ai l'impression de flotter. Pourquoi je vois en noir et blanc ? C'est normal ? C'est coooooooool. Vic, j'ai envie de baiser, on baise ? Bein oui, maintenant. Hihihi, tu me chatouilles. Vic, arrête, ou je vais jouir. AHHHHHHHHHH. Bein j'ai joui. P'tain, j'arrive pas à enlever ta ceinture. Range ton zizi quelque part s'il te plaît, c'est indécent. J'ai dit zizi ? Ohhhh ! Tu m'en as mis partout ! Regarde mon tee-shirt ! Heureusement qu'il est blanc. Tu me sers une vodka s'il te plaît ? AHAHAH, quand je penche mon verre, la vodka elle tombe par terre. Ca marche si je le penche à droite, ça marche aussi à gauche ! Ohhhh, si je le retourne ça marche plus, a plus vodka, tout par terre ! Une AUUUUUUUUUUTRRRREEEEEEEEEE ! Ouhlà, j'ai mal à la tête. Vic, dit au plafond d'arrêter de tourner, c'est agaçant. Pourquoi le canapé est mort de rire ? Non, non, non, ça va pas du tout. Tiens ma poche vibre. Quelqu'un y m'appelle je croiiiiiis. J'ai des amiiiiiiiiiiis. Ah bein noooooooooooooooooon, c'est Tom. Jdois plus l'aimer lui normalement. Oups, jcrois qu'il a pas aimé que je lui dise d'aller se faire sodomiser par un dinosaure syphilitique. Ca doit faire mal quand même, c'est gros un dinosaure. Pourquoi la musique est si forte ? Viiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiic, un rayon laser veut m'attaquuuuuuuuuer. Il va brûler mes cheveuuuuuuux. Ah, j'ai retrouvé mon sourcil, il était dans ma poche. Ouhlala, j'ai mal aux paupières. On va dormir ?


Lorsque Bill se réveilla le lendemain, il était tout habillé, allongé à côté de Vic qui bavait sur l'oreiller. Il ne se rappelait même pas comment ils étaient rentrés. Il se leva et se rendit dans la salle de bain. Il sentait la transpiration, la fumée, le vomit, le sperme. Il ressemblait à un panda dont le coiffeur aurait raté la permanente. Son estomac jouait aux montagnes russes et il voyait trouble. Il devait être encore sacrément alcoolisé. Il tenta de se remémorer la soirée. Et tout ce dont, il se souvenait était que tout allait bien, terriblement bien. Il était tout léger, heureux. Rien de négatif ne parasitait son esprit. Il prit sa douche, emprunta quelques fringues à Vic et après lui avoir laissé un mot, rentra chez lui. Il alluma une cigarette dès qu'il fut sortit de l'immeuble, soigner le mal par le mal. Quoi qu'il en soit, son estomac, reprit un fonctionnement normal, cessant tout looping intempestif.
La maison était vide lorsqu'il arriva chez lui, sa mère devait être au travail et Tom doit être......en répétition ! Merde ! Il était quatorze heures passées de cinq minutes et ça devait déjà avoir commencé !! Il alla rapidement chercher son cahier de paroles et partit en courant vers le studio.
Lorsqu'il arriva, les autres répétaient les instrumentaux. Mettant au point quelques détails. Tom lui lança un regard noir, noir clair en comparaison de celui de Bill lorsqu'il aperçu Lya assise dans un coin de la pièce, un sucette dans la bouche. Il salua ses amis et quand il arriva près de son frère, il lui murmura :

« Qu'est ce qu'elle fout là ? »

« Elle est venue voir la répèt' »
répondit Tom légèrement agressif.

« Si, elle reste, je ne chante pas »

« Bill, arrête, tu vas pas commencer à nous faire chier, tu arrives en retard, tu te la fermes et tu chantes. »


Les yeux de Bill, lançaient des éclairs.

« Non. »

Il tourna les talons et sortit du studio.

Il entendit courir derrière lui, on lui attrapa l'épaule, lui faisant faire un violent demi-tour.

« Mais il te prend quoi bordel ?! » cria Tom.

« Rien. Du. Tout. » siffla Bill.

« Me prends pas pour un con, tu sors tout le temps, hier matin tu rentres complètement défait, je t'appelle cette nuit, je m'inquiétais de savoir ce que tu faisais, et tu était déchiré. Tu arrives en retard, et tu nous tapes un caprice de diva. C'est quoi ton problème à la fin ? Ca fait deux mois que tu pars en couille ! »

Bill inspira longuement.

« Avant, j'avais quelqu'un sur qui compter, quelqu'un qui me protégeait, qui prenait soin de moi, qui m'aimait. J'ai perdu cette personne. Et ça fait PUTAIN DE MAL. Alors, je fais ce que je peux pour pas couler. Pour ce qui est de mon état d'hier matin, j'avais bu oui, mais pour le reste demande à TA PUTE. »
Il serrait les points si fort, que ses ongles s'enfonçaient douloureusement dans ses paumes. « Tu ne te rends même pas compte que tu es devenu son putain de toutou ! Elle te suce et toi, tu penses avec ta queue ! »

« Bill, arrête, tout de suite. »

« Ah ça, non. Cette fille, c'est le mal incarné. Elle s'amuse avec toi, cherche à me détruire. Elle a déjà complètement détruit notre relation. Et cette chienne... »


Bill ne pu en dire plus. Tom lui décocha un coup de poing en plein dans la mâchoire, il écarquilla les yeux et rentra en courant dans le studio.
Bill avait reculé sous l'impact, il passait sa main sur sa joue endolorie. Son frère venait de la frapper...
On touchait le fond. Hébété, la seule chose qui lui vint à l'esprit fut que quand on touche le fond, on a plus qu'une solution, remonter.

C'est ce qu'il croyait.

oOoOoOoOoOoOo

Un pas en avant, deux pas arrière...Moi, jvous dit, c'est pas gagné cette histoire. Mais bon, tout ne peut pas se régler en deux chapitres, c'est allé beaucoup trop loin pour ça...


oOoOoOoOoOoOo

Vos impressions ?

oOoOoOoOoOoOo

Réponse aux commentaires du chapitre précédent :

Merci pour tous vos commentaires, vos analyses.
Je lis et relis parce que ça fait tellement plaisir de voir que vous prenez le temps de lire ce que j'écris, de le commenter...
Vous avez raison, Vic est un peu une bouée de sauvetage pour Bill, il espère récupérer un peu d'amour qu'il a perdu. Mais je pense qu'il a tort, il ne le recherche pas auprès de la bonne personne...
Lya est ignoble, je la hais. Je me fais peur d'arriver à décrire une telle personnalité.
L'histoire n'est pas terminée mais le dénouement est proche ^^


# Posté le lundi 03 mars 2008 05:26

Modifié le lundi 03 mars 2008 15:35

[ OS - OP, NC ]

Un petit OS pour patienter. Le chapitre est à moitié écrit.

Attention, très lemoneux !


oOoOoOoOoOoOoOoOo


Tu es à cette soirée où tu n'avais pas du tout envie d'aller. Elles t'y ont traîné parce qu'Ils* sont là. Tu t'en fous d'eux, mais elles étaient tellement excitées, que tu as décidé de leur faire plaisir. Tu n'as toujours pas compris comment elles se sont débrouillées pour récupérer des pass VIP pour cette boîte mais bon, vous y êtes. Elles t'ont dit que c'était THE soirée, celle où elles devaient absolument aller, parce qu'Ils* y seraient, et que c'était l'occasion où jamais et bla et bla et bla. Elles t'ont obligé à te saper comme une poufiasse euh princesse pardon. Tu es moulée dans un pantalon noir surmonté d'un corset bordeaux qui te fait une poitrine très...remontée. Elles se sont acharnées sur ton maquillage et tes cheveux. Selon elle, tu es...canon, selon toi, tu es déguisée.

Ca fait deux heures que vous êtes là, elles dansent essayant de se faire remarquer par les seigneurs germaniques. Apparemment ça marche, parce que l'autre avec les cheveux lissés approche Nela. Cya, délaissée au profit du musicien, vient vers toi et te supplie de venir danser avec elle. Tu cèdes et te lèves. Tu traverses la population dansante et rejoins Nela et son musicos, apparemment c'est bien partit entre ces deux là, tant mieux, elle est vraiment en kiff sur celui lui et vu leurs sourires...all is good. Tu demandes à Cya comment s'appelle le chevelu, ah oui Georg c'est vrai, le bassiste. D'ailleurs, il lui attrape la main. Deux pour le prix d'une, tant qu'à faire...

Tu te retrouves seule, tant pis, tu vas retourner t'asseoir, commander un verre. Tu pars donc en direction du bar, quand quelqu'un t'attrape le poignet. Tu te retournes en ayant pris soin d'arborer un air blasé, encore un de ces relous pénible et bourré. Et là, t'es un peu étonné quand même, en face de toi, un mec que tu « connais », enfin dont tu n'arrêtes pas d'entendre parler. Il te sourit. Te demande si tu repars déjà. Son sourire est charmeur, ses yeux rieurs. Il n'a pas lâché ton poignet et se permet même de caresser la peau fine à l'intérieur de celui-ci. C'est bien mignon tout ça, mais bon, tu connais sa réputation à ce mec. C'est le Dom Juan du quatuor, celui qui baise plus vite que son ombre. Enfin, à ton avis, il parle beaucoup plus qu'il n'agit. Il te demande si tu veux danser. Mouais, allez, pourquoi pas. Ca ne coûte rien et n'engage à rien. Tu n'es pas farouche ni coincée, mais cette soirée, t'avais vraiment pas envie d'y aller et pis ces gars là, tu t'en fous quand même pas mal.

Il est charmant ce garçon, tu essayes de te souvenir de son prénom, c'est un peu problématique cette histoire. Tout d'un coup, tout s'assemble, la casquette, les vêtements larges, les dreads, le frangin, les jumeaux, Tom. Bon tu danses avec Tom Machin. Il danse d'ailleurs pas trop mal. Même super bien. Il a lâché ton poignet mais ne te quitte pas des yeux. Il y a encore cinq minutes vous étiez à plusieurs dizaines de centimètres l'un de l'autre et là vous êtes presque collés. Bein c'est pas très grave hein. Il est charmant lui. Bon, ça y est, tu es contre lui. Il te regarde toujours. Sa main est venue se poser dans le bas de ton dos. Tu ne cherches pas à te dégager, le contact est agréable.

Tu croises par inadvertance les regards de Cya et Nela, elles ont l'air d'halluciner. Elles te regardent avec des yeux ronds comme des soucoupes. Faut qu'elles ferment la bouche parce qu'elles vont baver là. Et ça ferait mauvais effet, surtout que maintenant, elles sont dans le carré VIP avec les trois autres allemands.

Bref, tu reviens à ton charmant compagnon. Ah oui, il est clairement mignon en fait. Vu comme il danse, il doit vraiment bien...Okay, tu te tais maintenant, t'es pas venue là pour te faire un mec, hein. Vos hanches sont plus que proches, elles sont même carrément collées. Tu commences à avoir vraiment chaud, tu commences même à oublier ce qu'il se passe autour. Tu ne ressens que la musique, que la chaleur qui émane du corps que tu as en face de toi, que son bassin contre le tien, que ses mains sur toi. Des éclairs de lucidité te traversent. Tu te dis qu'il faudrait arrêter, il va te prendre (c'est le cas de le dire) et te dégager. Et alors ? Au final, tu es adulte, il l'est aussi, du sexe pour du sexe pourquoi pas. On ne s'engage à rien, ni l'un, ni l'autre. Only pleasure, no complication.

Tu sors de ton esprit alambiqué en entendant susurrer à ton oreille qu'il boirait bien un verre, tu lui donnes chaud. Et bien écoute, darling, tu me donnes chaud aussi, d'accord pour un verre. Evidemment, tu n'as dit que la deuxième partie de la phrase, le reste, tu l'as gardé dans ta tête, enfin tu espères. Vous vous dirigez vers le carré VIP, il te fait asseoir entre lui et son frère, qui te fait d'ailleurs un grand sourire. Il te demande ton prénom et te présente, toi Cléo, à tous ces allemands. Nela est collée à Georg, Cya à Gustav. Le hasard fait bien les choses, l'instant est irréel. Tu croyais qu'ils étaient super inabordables et là, vous êtes collés à eux. Personne ne vous croira jamais. Tant pis. Tu vois Bill se lever et les trois autres s'échanger un sourire complice. Tom se tourne vers toi et te dit que Bill a repéré quelqu'un. Tu es curieuse et demande qui est l'heureuse élue. Il te répond que c'est plutôt un heureux élu et te montre un grand brun vraiment beau lui aussi. Tu souris. Vous plaisantez ensemble. Riez. Il est prévenant, tactile. Il t'effleure les mains, caresse furtivement tes cuisses, chuchote près de ton oreille, te souris. Il n'est pas lourd, il est juste terriblement attirant et séduisant. Tu te sens charmée. Tu es séduite.

Vous buvez un verre, deux verres, trois verres, puis vous retournez danser. Tu te poses beaucoup moins de questions maintenant. Tu danses, tu te lâches, tu le regardes, tu le provoques. La danse est plus lascive, plus chaude, plus sensuelle. Vos souffles se mélangent, vos visages sont proches, vos corps sont serrés. Tu le sens excité. Il bande pour toi. C'est bon de savoir ça, de sentir ça. Ton ventre se serre, il fourmille. Tu sens qu'il fait chaud là en bas. Ses mains s'aventurent sur tes fesses, les tiennes effleurent par inadvertance (évidemment) le jean légèrement déformé. Vous vous enhardissez tous les deux. La température monte en flèche, l'atmosphère est terriblement sensuelle. Tu as envie de lui. Tu veux que ça aille plus loin. Mais tu attends, tu attends, qu'il dise, qu'il propose quelque chose. Au point où vous en êtes, tu es sûre qu'il se passera quelque chose. Tu as hâte.

Il ne tarde pas. Il s'approche de toi, encore plus si c'est possible. Tu sens son souffle dans ton cou, ça te fait frémir. Ce gars est totalement érotique. Il te demande si tu veux rentrer avec lui. Tu te recules un peu, le regarde, l'air hésitant. Tu vois dans son regard qu'il doute. Tu ne vas pas refuser quand même. Bien sûr que non. Tu lui souris, te rapproche de lui en lui susurrant un oui prometteur.

Il te prend la main et t'emmène vers la sortie, vous montez dans une grosse voiture noire aux vitres teintées. Tu ne vois même pas où vous allez, avec qui. Une fois dans le véhicule vous vous embrassez enfin. Tu es carrément excitée, lui aussi. Vos corps s'appellent, se collent, se détachent, mais si peu. Vos mains sont avides, les tiennes passent sous son tee-shirt, vers sa ceinture. Les sienne, caressent tes fesses, ton cou, ta nuque, s'aventurent vers ton entrejambe, effleurent la naissance de tes seins. Vos bouches se décollent à peine pour que vous puissiez reprendre votre souffle. Tu sens ton sexe devenir de plus en plus humide, gonfler...surtout lorsqu'il te glisse qu'il a envie de toi. S'il savait comme c'est réciproque. L'arrivée à l'hôtel a un goût de frustration, vous devez vous décoller. Traverser quelques couloirs, monter quatre étages en ascenseur ne t'a jamais semblé aussi long. Tu vois dans son regard, dans ses gestes, que comme toi, il n'a qu'une envie, que vous vous sautiez dessus. Il s'y reprend à trois fois pour ouvrir la porte de sa chambre. Une fois qu'il y parvint, il te tire à l'intérieur, sans prendre le temps d'ouvrir la lumière. La porte claque derrière vous. Le « tu m'excites » qu'il te dit d'une voix rauque t'achève. Ses mains se promènent partout sur toi. Il essaye d'enlever ton corset, tu ne sais pas comment, mais il parvient à bout de la fermeture difficile et laisse tomber le vêtement au sol. Tu ne portes rien dessous. Il te regarde, ses gestes sont maladroits, les tiens incertains, trop d'envie, trop de désir. Sa main se pose sur ta hanche, effleure ton ventre, remonte jusqu'à tes seins. Sous la caresse, ils se contractent, se tendent, tes tétons sont durcis. Il enlève sa casquette, son bandeau, ses dreads tombent sur ses épaules. Il se penche vers toi, t'embrasse le cou, te mordille, te lèche, tu gémis doucement. Ses lèvres descendent. Il trace un sillon humide avec sa langue jusqu'à ta poitrine. Il arrive à ton téton, donne un petit coup de langue dessus, puis lèche plus franchement, il joue. C'est bon, vraiment bon. Tu le redresses, attrape le bas de son tee-shirt et le fait passer par-dessus sa tête. Il passe ses bras autour de toi et te colle à lui. Son torse contre tes seins. Vos corps sont bouillants. Vous vous embrassez, vos bouches se cherchent, se trouvent, se cognent. Il s'attaque à ton pantalon, l'ouvre et le fait descendre le long de tes jambes. Tu fais de même avec le sien. Vous êtes en sous-vêtements, il te tend une main que tu attrapes et il t'emmène vers le lit. Il te fait assoire au bord de celui-ci et se met à genoux devant toi. Sentir son souffle te fait frissonner. Il est entre tes jambes, te fait allonger et doucement enlève la dentelle qui te recouvre encore. Il pose ses lèvres sur ton ventre, ton aine, tes hanches, tes cuisses puis sur ton sexe. Doucement, il écarte tes lèvres gonflées de désir et donne un petit coup de langue sur ton clitoris. Tu gémis. Tu ne sais pas vraiment ce qu'il fait, mais dieu que c'est bon. Sa langue, ses doigts te touchent, te frôlent, s'insinuent en toi. C'est la première fois que ça te donne autant de plaisir. Il se redresse, viens à ta bouche et t'embrasse, tu te goûtes, tu goûtes à ton humidité à ton plaisir, c'est excitant. Tu l'attires sur lit et inverse les rôles. Tu es sur lui. Tout en enlevant son boxer, ta bouche se promène sur sa peau brûlante, tu sens son épiderme frémir à ton contact. Tes mains se baladent sur la peau fine à l'intérieur de ses cuisses. Il respire fort. Un gémissement rauque lui échappe quand ta langue vient frôler son sexe sur toute sa longueur. Tu le lèches lentement en le masturbant tout aussi doucement. Il a bon goût, le goût du désir. Son gland est humide et chaud, tu fais tourner ta langue autour, insistant sur son frein tendu par son érection. Il se tord sous toi. Sa main se glisse dans tes cheveux, t'incitant à le prendre en bouche, ce que tu fais, naturellement, tu en as autant envie que lui. C'est la fellation la plus intense de toute ta vie. Ta main libre vient masser délicatement ses testicules ce qui lui arrache un petit cri. Quand tu les sens se contracter sous tes doigts, tu remontes vers son visage. Il ne faudrait pas qu'il jouisse maintenant. Il te regarde et comprend. Il se tourne vers la table de nuit, farfouille un peu et te tend un préservatif. Tu ne te fais pas prier, arrache l'emballage et le déroule sur le sexe palpitant de ton presque amant. Il est toujours allongé sous toi. Tu t'avances et lentement tu t'empales sur lui. Tu adores cette sensation, la première pénétration. Lorsqu'il entre en toi. Sentir son sexe glisser dans le tien, t'élargir petit à petit, ce frottement si plaisant. En fois, complètement en toi, tu entames le chemin inverse et peu à peu tu accélères. Tu fais onduler tes hanches contre lui. Il ne sait pas où poser ses mains. Tu sens quelque chose de brûlant monter dans ton ventre, ça envahit tout ton corps, tu te contractes, tes muscles se tendent, en cri monte dans ta gorge, tu le serres violemment en toi et tu retombes sur lui. Tu viens d'avoir un putain d'orgasme, tu as du mal à reprendre ta respiration. Il te caresse doucement le dos, te laisse te remettre et doucement te fait basculer sur le côté. Il commence des vas et viens, lents puis de plus en plus rapides. Vos bassins claques l'un contre l'autre, tu contractes ton vagin autour de son érection, ça le fait crier et accélérer ses mouvements. L'échange se fait plus violent. Il te fait gémir de plus en plus fort. Durement, il te retourne et te prend par derrière, bon dieu que c'est bon. La pénétration est profonde, intense. Ses mouvements sont de plus en plus désordonnés, il est proche, toi aussi. Tu sens de nouveau cette chaleur monter en toi et tu jouis de nouveau, tu cries, tu hurles même. Il te suit, éjaculant dans un cri rauque, ses doigts s'enfonçant dans tes hanches. Vous retombez tous les deux, l'un sur l'autre, haletant. Tu as du mal à reprendre ta respiration. Vous êtes en sueur. Il est toujours en toi. Lentement, il se retire. Il te glisse avec difficulté que jamais il n'avait pris son pied comme ça. Tu souris, c'est la même chose pour toi mais tu ne lui diras pas, pas maintenant. Il s'endort, tu ne tardes pas à le rejoindre.



Tom se réveilla tard le lendemain, matin, le lit était vide à côté de lui. Sur le bureau, il trouva une feuille de papier blanc entachée de quelques lignes d'une écriture ronde et féminine :

« Merci pour le cours d'astronomie...C'est rare de pouvoir voir les étoiles aussi clairement par ici...

Cléo »

Tom sourit, elle était comme lui. Only pleasure, no complication...

# Posté le jeudi 13 mars 2008 17:36

[ OS - Je sais ]

[ OS - Je sais ]
Ecrit à 2h du matin après conversations émessénienne et lemoneuse avec YaoiDrugsAndRockAndROll.


/!\


Assez vulgaire et cru

Vous êtes prévenue




oOoOoOoOoOoOoOo



Tom n'en peut plus. Mais vraiment plus. Ca fait une heure et
demi que le concert a commencé. Ca fait une heure que son allumeur de frangin est train de le chauffer comme un malade. Et vas-y que jte balance un p'tit regard pervers, et vas-y que je trémousse mon petit cul devant toi, et vas-y que je me lèche les lèvres.


Ca fait une heure trente que le concert a commencé et ça
fait pratiquement autant de temps que Tom bande comme un dingue. Heureusement qu'il a des fringues larges et surtout sa fidèle Gibson, sinon c'était complètement la honte. Pire ! Les fans auraient pu croire que c'étaient elles qui lui faisaient cet effet là. Mais même pas en rêve. Y'avait que son frère qui pouvait lui faire avoir une trique comme ça. Et quelle trique ! Ca commence à être limite douloureux.





Il joue les dernières notes de Durch Den Monsun, salue la
foule hystérique qui s'égosille à chaque fois qu'il fait le moindre geste, même un haussement de sourcil provoque une émeute, et rejoint les trois autres derrière la scène, le temps que le staff installe le matériel pour le rappel. Il fait noir...très noir. Tom pose sa guitare pour soulager son épaule et ses bras. Il agit un peu à l'aveugle, il ne voit rien. Il attend. Il sursaute en sentant une main attraper son entrejambe et en entendant une voix bien connue murmurer : « hum, il me semblait bien »





« Bill, putain» gémit le musicien.





La main sur sa queue bouge, serre, desserre, masse.
Perverse.





« Oui, Tom ? »





« J'en peux plus là, tu sais. »





« Oui, je sais »





Nom de dieu! Il ne l'avait pas entendu approcher, sa voix
est toute près de son oreille, son souffle glisse sur sa peau en sueur, et
cette putain de main...





...qu'il enlève le fils de... !





« En scène les gars ! »





Tom grogne de frustration. Il est overchaud là. Il crève
d'envie de prendre/se faire prendre/se faire sucer/se branler, bref, de lâcher cette putain de pression qui est concentrée LA, dans sa bite !





Il suit Bill et s'installe à ses côtés sur le devant de
l'avant-scène. Ils ne seront que tous les deux pour ce morceau. Cette chanson, Bill a dit qu'il l'avait écrite pour célébrer leur gemmelité, ahah, si les gens savaient ce qu'elle veut réellement dire, c'est pas une chanson pour des frères, ça non. S'ils savaient ce qu'ils font dans cette fameuse nuit...





Bill le regarde, le provoque, putain cet enfoiré sait
exactement quoi faire. Le petit regard en coin, le mordillage de lèvre, le
cambrage de rein...Tom va exploser. Il a jamais eu autant envie. Il a tellement envie qu'il serait capable de le prendre là maintenant, tout de suite, sur scène, devant toute la salle. Euh, enfin presque capable.





Il ne reste que deux chansons. Deux petites chansons...qui lui
semblent durer des heures ! Les deux morceaux les plus longs de sa vie. Et
cet abruti qui se penche vers le public, bien devant lui, lui mettant son joli
cul sous le nez. Tu vas prendre, Bill Kaulitz, je te jure que tu vas prendre.








ENFIN.


C'est fini ! Terminé !





Tom soupire de soulagement en donnant sa guitare au mec du
staff. Bill papote avec Gustav, petit débriefing de concert sûrement. Il fait
durer. Regarde Tom en coin, en souriant furtivement. Le bâtard. A cet instant Tom le déteste. Faire attendre une trique comme ça, il est inconscient !





Bill daigne se détacher du batteur et se dirige rapidement
vers les loges. Tom le suit. Il tremble d'impatience. Des gouttes sueur coulent dans son dos, mais ce n'est pas dû à son agitation sur scène cette fois. Non, c'est les hanches de Bill qui bougent de droite à gauche au rythme de ses pas qui lui font cette effet là.





Tom a rejoint son frère, il reste à quelques centimètres derrière
lui. Il attend. Une minute de plus ou de moins...au point où il en est...Le moment entre lequel Bill pose sa main sur la poignée de la porte et celui où il entre dans la petite pièce est interminable. Soudain, Tom craque, ça en est vraiment trop, il va imploser si ça continue. Il pousse son frère dans la loge, referme la porte derrière lui, la verrouille. Il se colle à Bill qui est toujours dos à lui. Commence à caresser son ventre, mais bien vite ses mains descendent à la ceinture qu'il déboucle sans difficulté, les boutons cèdent sous la menace de ses mains et il jette littéralement son frangin sur le canapé qui trône au centre du lieu. Bill est à quatre pattes, son cul tendu vers lui.





« Bouge pas » l'ordre et clair et sans appel. Bill ne fait pas un mouvement. Il sent juste deux mains agripper le haut de son jean
et le baisser violement, le boxer subit le même sort.





Tom dessape son frère aussi vite que lui permettent ses
mains qui tremblent. Putain, il le veut là maintenant tout de suite. Il défait
sa propre ceinture, son baggy tombe directement sur ses chevilles. Il sort sa queue de son caleçon et s'enfonce directement en Bill qui crie de surprise (tu t'attendais à quoi mon grand ?). Il soupire de satisfaction, enfin. Mais putain, c'est pas assez, il a trop attendu, il en veut plus, il veut tout ! Ses coups de reins s'accélèrent, ses hanches cognent contre les fesses de Bill. Chaque fois qu'il s'enfonce dans le cul de son frère, un cri rauque accompagne le mouvement de son bassin. Bill gémit comme une pute sous la besogne. Tom accélère encore et encore. Il est en train de le prendre violemment, dieu que c'est bon. Il arrive, il sent qu'il va bientôt jouir, encore quelques coups et putain, il va décoller. Un dernière fois et enfoncé jusqu'à la garde, il lâche tout ce qu'il peut.
PUTAIN DE BORDEL DE MERDE.
ENFIN.
BON DIEU.





« Putain » le même mot qui sort de leurs deux bouches, dans un même souffle.





Ils s'écroulent dans le canapé.





« Espèce de connard »





Bill lève les yeux vers lui, un sourire se dessine sur ses lèves.





« Je sais »





OoOoOoOoOoO

# Posté le vendredi 21 mars 2008 04:29