Chapitre 13 - Conscience et Passion

Chapitre 13 - Conscience et Passion
(pix : Syn)


Voilà le nouveau chapitre ! (quel esprit de déduction bravo ! --')

Bon, alors l'action n'est pas absolument rebondissante, mais c'est nécessaire, j'espère que vous saisirez ce que je veux vous faire passer.

Bonne lecture.



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Bill marchait depuis plus de deux heures, sans but, sans réfléchir, sans vraiment savoir ce qu'il faisait. Sa main restait obstinément accrochée à sa joue meurtrie. Son regard perdu dans le vague, il s'interdisait de fermer les yeux, pour empêcher la scène de se rejouer comme une projection cauchemardesque sur ses paupières closes.
Il pleuvait à seaux, mais il ne s'en était même pas rendu compte. Ses pas le guidèrent vers le centre-ville. Il sortit de son état d'hébétude en arrivant devant l'immeuble de Vic. Sans savoir comment, il se retrouva devant la porte de l'appartement du blond. Lorsque son amant ouvrit la porte, il trouva un Bill trempé jusqu'aux os, tremblant, les bras serrés autour de son torse, une de ses mains posée sur sa joue.

« Qu'est ce que... » demanda Vic.

Bill laissa ses yeux quitter le flou dans lequel il les obligeait à rester, pour les autoriser à se fixer sur celui qui lui faisait face. Il y avait tant de désespoir, de tristesse, de douleur mais aussi de colère dans les prunelles posées sur lui, que Vic paniqua un peu.

« Bébé, qu'est ce qu'il y a ? » Il tendit sa main à Bill et l'invita à entrer. Lorsque leurs peaux se touchèrent, le brun fût comme électrifié. Il sembla se réveiller d'un seul coup. Ses yeux s'assombrirent, ses muscles se tendirent, ses épaules tressaillirent, puis tout son corps se relâcha et il s'écroula dans les bras de Vic en sanglotant.

« Il m'a...Tom...il m'a frappé... » parvint à dire Bill.

« Ton frère ? Il t'a frappé ? »

Bill lui avait parlé de Tom, mais aussi de Lya. Bill avait dit beaucoup de choses à Vic. Mais ce dernier en avait peu dit, lui. Les jumeaux vivaient des relations qui, au fond, se ressemblaient beaucoup. Des sentiments à sens unique, pas vraiment de réciprocité, beaucoup de sexe. Bill se détruisait avec Vic, alors qu'il avait l'impression d'être soutenu, même un minimum. Tom se détruisait avec Lya, puisqu'il détruisait sa relation avec Bill. Il ne s'en rendait pas compte, pas encore, mais en perdant Bill, il se perdait lui-même.

Vic tentait de calmer Bill, en murmurant quelques paroles rassurantes de façon maladroite. Cette situation le mettait mal à l'aise, il ne savait pas quoi faire, il n'était même pas sûr d'avoir envie de rassurer Bill. Ce n'était pas ses histoires. Mais le petit s'était accroché à lui...Il allait devoir lui expliquer qu'entre eux, c'était uniquement, sexe, fête et drogue...C'est tout. Pour le moment, il l'aida à se relever, lui enleva ses vêtements trempés, l'aida à se mettre dans les draps secs et lui apporta un verre d'eau avec deux cachets. Bill lui lança un regard hésitant :

« C'est juste du Tranxène, bébé, il faut que tu dormes... »

Bill avala sans broncher les petits comprimés et sa dernière pensée avant de sombrer dans le sommeil fût « il faut que j'arrête de prendre tous ces trucs ».

Lorsqu'il se réveilla, la chambre était plongée dans l'obscurité. Il avait mal à la tête, un goût métallique dans la bouche et des fourmillements dans tout le corps. Il avait dormi longtemps, mais d'un sommeil artificiel, chimique, pas un vrai sommeil. Il était fatigué, épuisé. Les souvenirs des heures précédentes étaient là, désagréables, présents, pesants, usants, blessants.

Il retrouva Vic dans le salon, il lisait à la lueur de quelques lampes indirectes. L'atmosphère était douce, intimiste.

« Hey » tenta doucement Bill.

Vic releva le nez de son ouvrage et lui adressa un petit sourire.

« Ca va ? »

« Euh, oui. »
Son regard était fuyant, vague, brouillé. Ses vêtements froissés, ses cheveux défaits, son maquillage étalé lui donnait l'air d'un petit enfant perdu et apeuré. « Je suis désolé d'être venu t'embêter, Vic, mais je savais pas où aller »

« Pas de problème, bébé ». Le blond posa son livre, se leva et vint enlacer Bill, plongeant dans ses cheveux, respirant les dernières bribes d'innocence qui s'échappaient de lui. Il lui dirait que...oui, mais plus tard. Pour le moment, il ne voulait pas le briser encore plus qu'il ne l'était déjà. Parce que oui, c'était ça, il était brisé, les fêlures n'en étaient plus.

Vic était plus âgé que Bill, il avait plus d'expérience de la vie, mais surtout il était moins fragile. Lui, personne n'avait été là pour le protéger, il n'avait pas eu de grand frère pour lui épargner les difficultés. Il avait fait ses propres choix, ses propres erreurs et il en était ressorti grandi. Pour Bill, c'était autre chose, Vic avait compris, sans que ça lui soit dit explicitement, la place qu'occupait son jumeau. Il avait cherché à le protéger, mais au final, l'avait rendu plus fragile qu'autre chose. Bill n'était pas blindé, prêt à recevoir les coups de la vie, les épreuves ne rebondissaient pas sur le bouclier qu'il aurait du normalement se créer, elles le heurtaient de plein fouet. Et puis, Tom avait été en quelque sorte le modèle, le guide de Bill, et le fait qu'il l'abandonne de la sorte...
Pas étonnant que Bill s'écroule comme ça, à trop préserver, à trop protéger, à trop vouloir épargner, on arrive au résultat contraire de ce qu'on voulait au départ.

Bill se dégagea doucement de l'étreinte de son amant et tenta un petit sourire. La douleur à sa mâchoire le ramena plus vite que prévu au présent. Il y porta sa main et massa tout doucement, les yeux perdus dans le vague.
Tout d'un coup, son visage sembla s'éclairer, ses yeux pétillèrent, son sourire s'élargit, il avait l'air tout excité d'un coup.

« Bon, on fait quoi ce soir ?! » lança-t-il, enjoué.

«Euh...bein... » Vic ne comprenait pas le brusque changement qui s'était opéré en face de lui. Bill était passé d'un état quasi-dépressif à un état quasi-euphorique. Il cligna des yeux et se reprit. « Le Dark est fermé ce soir, j'me sens pas d'faire des kilomètres pour aller dans une autre boîte donc écoute, on a qu'à dire aux autres de venir ici. »

« Super ! Jvais faire des courses ! Acheter de l'alcool, et pis des pizzas, et des bonbons aussi !!! Et du Nutella aussi ! »


Vic esquissa un sourire. Il renonçait à comprendre. Encore un qui n'irait pas chercher plus loin.

« Relax, bébé, il est 22h, tout est fermé, et y'a déjà pas mal de trucs ici, on à qu'à leur dire, d'amener ce qu'ils ont chez eux. Va prendre une douche, prépare-toi, jpréviens tout le monde. »

Bill obéit, se douchant longuement, rajustant comme il le pouvait ses cheveux et son maquillage, avec les moyens du bord, enfin ceux de Vic. Lorsqu'il ressortit, le blond s'affairait dans la cuisine. Emmenant verres, bouteilles, trucs à grignoter dans le salon.

« On sera beaucoup ? »

« Une dizaine, je pense » répondit Vic, affairé à faire tenir le plus de trucs possible sur la table basse devant le canapé.

Il avait à peine prononcé ces paroles que l'interphone grésilla.

« Tu peux aller ouvrir ? »

Bill se dirigea vers la porte d'entrée, décrocha le petit téléphone qui la jouxtait et appuya sur le petit bouton en entendant Syn brailler un tonitruant « C'EST MOIIIIIIII ! ».

Un peu plus d'une heure plus tard, ils étaient une trentaine dans le salon enfumé, assis sur le canapé, les fauteuils, par terre, les uns a cotés des autres, les uns sur les autres. La pièce était éclairée par des bougies, disposées ça et là. L'odeur de la cire fondue se mélangeait à celle du tabac, de l'herbe. Les voix n'étaient que murmures sur fond d'une musique lente et hypnotisante. Ils étaient chez l'un d'eux, mais ils avaient tout de même sortis leurs apparats, ne jamais se mettre à nu, ne jamais se montrer, ne pas se dévoiler. Maquillage, bijoux, vêtements sombres...
Les mains se frôlaient, les bras se touchaient, ils cherchaient le contact. Ils recherchaient de la tendresse, une tendresse qui peu à peu se muait en désir. Le sexe n'était pas un problème entre eux, au contraire, il était un moyen de se faire plaisir, tout simplement. Pas de conséquences fâcheuses, pas d'implications pénibles, pas d'engagement pesant. Bill savait que Vic avait déjà couché avec la majorité des personnes présentes ici, mais il avait du mal à le regarder se faire caresser par deux filles au look gothique sans ressentir une pointe de jalousie. Ses pensées étaient déjà embuées par l'alcool qu'il avait ingurgité et l'herbe qu'il avait fumé. Il était avachi sur le canapé, regardant trois mecs dont Syn qui avait débarrassé la table basse de ce qui l'encombrait et s'amusait à tracer de petites et parfaites lignes blanches pour ensuite les sniffer. C'était la première fois qu'il voyait ça en vrai et le spectacle le fascinait. Le petit sachet posé sur la table que l'on prend, la poudre que l'on attrape avec une espèce de petite cuillère en métal, la répartition en petit tas égaux, le tracé de la ligne avec une carte de crédit quelconque pour plus de précision. Ces petits traits bien alignés qui disparaissent aspirés par une paille. Le travail est méticuleux, il ne reste plus aucune trace sur la table. Mais ce qui est encore plus fascinant, c'est de les voir se pencher au-dessus de la table, porter la petite paille à leur nez, renifler toute la poudre et se relever d'un coup, la tête rejetée en arrière, les yeux fermés, savourant ce qui semblait être un morceau de paradis.Quelques grammes de paradis. Un soupçon de bonheur, un envol parmi les anges. Bill, en était là, de ses divagations quand Syn releva la tête vers lui. Sur le moment, Bill réalisa quelque chose qu'il n'avait pas encore remarqué. Syn était vraiment mignon. Ses yeux bleus étaient entourés de noirs, son visage mis en valeur par ses piercings ses cheveux colorés. Bref, il était attirant.

« Tu veux essayer ? »

Bill haussa le sourcil, il n'était pas sûr de...

« Une seule fois, Bill, ça va pas te rendre accro, hein » Syn sourit, il avait l'air heureux. Bill essayait de réfléchir mais ce qu'il avait ingurgité et inhalé précédemment ne l'aidaient carrément pas, il abandonna rapidement la partie et laissa vite son envie prendre le pas sur sa raison. Il se leva, alla rejoindre Syn de l'autre côté de la petite table et s'agenouilla près de lui. Syn lui tendit le petit tube.

« Alors tu souffles un bon coup, tu bouches ta narine gauche et tu aspires tout d'un coup avec la droite. Tu fais tout le rail d'un coup, d'accord ? »

« D'accord »
la voix de Bill n'était pas très assurée, mais un regard aux deux autres garçons qui s'embrassaient à pleine bouche l'air heureux lui ôta toutes ses hésitations. Lui aussi il avait envie d'être bien. Bill se pencha, se positionna au bas du trait et commença à aspirer. Il remonta le long de la ligne rapidement, imitant les gestes qu'il avait vu auparavant. Lorsqu'il arriva à la fin, il se releva, une sorte de réflexe lui fit pencher la tête en arrière, à l'instant où il se redressa complètement, il réalisa qu'il avait exactement la même attitude que les garçons tout à l'heure. La poudre lui chatouillait le nez, il avait presque envie d'éternuer. Il ouvrit doucement les yeux et se tourna vers Syn en souriant. Syn souriait aussi, il s'approcha tout près de Bill, leurs visages à quelques centimètres, à quelques millimètres, la langue de Syn qui passe par-dessus la lèvre supérieure de Bill, Bill qui ferme les yeux sous la caresse humide.

« Tu avais un peu de poudre là... »

Ils étaient tout près, vraiment très près, leurs nez se touchaient presque. Se regarder dans les yeux devint difficile, mais ce n'était pas important, Bill était concentré sur la bouche légèrement entrouverte de Syn. Il sentait le rouge lui monter aux joues, ses doigts fourmiller, son esprit tourner à toute vitesse mais surtout une très grande envie de goûter à ces lèvres humides. Ce fut Syn qui s'avança, sa langue refit le même chemin que précédemment, retraçant le contour de sa lèvre supérieur, puis descendant un peu plus bas, s'insinuant doucement en Bill, cherchant le contact, le trouvant. Bill avait chaud et soudain très envie de sexe. Surtout lorsqu'il sentit une main remonter le long de sa jambe, se perdre sur ses fesses, se glisser sous son tee-shirt et caresser le bas de son dos, contre sa ceinture. Ils s'arrêtèrent lorsqu'ils sentirent quelqu'un s'agenouiller près d'eux. Bill tourna la tête et sourit. Vic.

« Commencez pas la fête sans moi tous les deux... »

« Tu veux une ligne ? »
demanda Syn.

« Pourquoi pas. T'en prends une avec moi bébé ? »

Bill venait d'en prendre une, mais bon, tout à l'heure il avait vu les autres en enchaîner plusieurs de suite, alors pourquoi pas, puis ce n'était que pour ce soir.

Syn reforma trois lignes parfaites, et l'un après l'autre ils sniffèrent ce qui leur revenait.

Vic essuya les restes de poudre du revers de la main et se leva, tendant ses deux mains pour aider les deux bruns à en faire autant. Les tenant toujours par la main, il les entraîna dans sa chambre. Il avait à peine refermé la porte qu'il se tourna vers Syn et commença à l'embrasser. Bill regardait la scène avec ravissement, il trouvait ça vraiment excitant. Leurs mains se baladaient partout, ôtant les vêtements un à un. Lorsqu'ils furent tout deux nus, ils se tournèrent vers Bill, un air gourmand sur le visage et s'approchèrent de lui. Bill se laissa faire, transporté par ces caresses qui venaient de partout, ces quatre mains sur lui, ces deux bouches, le plaisir venait de partout, tout son corps était doucement torturé par les deux autres...

Ils ne couchèrent pas ensemble cette nuit, ils se contentèrent de longues et vicieuses caresses. Bill avait eu l'impression d'être dans le flou pendant tout ça, seuls le plaisir et le désir semblaient clairs. C'était la première fois qu'il faisait ce genre de choses mais il avait trouvé ça terriblement bon. Voir Vic et Syn ensemble, goûter à un autre mec que Vic, se faire toucher, embrasser par deux hommes...

Pendant cette soirée, il avait fait deux choses inédites, la coke et cet espèce de plan à trois. Finalement il aimait bien sa nouvelle vie. Sex, drug et Rock'n'Roll. Sans Tom...Son ventre se serra douloureusement lorsque ces trois mots lui vinrent à l'esprit. Il n'y avait pas pensé depuis plusieurs heures, et là, tout revenait comme le coup de poing qu'il avait reçu. Il voulait tout oublier, devenir indifférent à ça. Mais c'était au-dessus de ses forces. Il en voulait à Tom, il lui en voulait vraiment beaucoup, il était en colère contre son frère, en fait non, c'était pire, le mot colère était trop faible pour qualifier son état d'esprit. Mais malgré tout, il ne pouvait s'empêcher d'avoir mal chaque fois qu'il y pensait...Et il commençait à détester Tom d'avoir un tel pouvoir sur lui.

Cette nuit là, il dormit chez Vic et aucun appel, ni message n'arrive sur son portable.




Après le départ de son frère, Tom était parti du studio à son tour. Il regardait son poing, incrédule, il venait de frapper Bill, son petit frère.
Conscience et passion se disputaient la place d'honneur dans son esprit. Passion lui disait que Bill avait été trop loin, il avait insulté Lya et en même temps Tom puisqu'il ne se fiait pas à son jugement. Bill semblait dire que Tom était trop bête pour comprendre que Lya n'était pas quelqu'un de bien. Mais, elle ne pouvait pas être ainsi, elle avait ses défauts certes, mais elle était gentille avec Tom, et il commençait à se dire qu'il était peut-être un tout petit peu amoureux d'elle. Conscience, quant à elle, lui soufflait que Lya l'avait beaucoup éloigné de Bill. Elle s'arrangeait toujours pour voir Tom quand il devait voir son frère, et n'était pas très gentille avec son jumeau. En plus, si lui avait des sentiments pour elle, il n'était pas vraiment sur que ça soit réciproque. Il pensa furtivement que Bill n'en serait certainement pas là si...Oh et puis après tout, il était grand, il savait ce qu'il faisait ! Il l'avait délibérément provoqué et Tom ne pouvait pas laisser passer ça, il ne se laissait pas insulter, ni par son frère, ni par quiconque. Hors de question. Il ne s'excusera pas, ce n'est pas à lui de le faire.



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Ca s'améliore pas, hein?



Vos impressions?



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J'ai changé la déco du blog, ça vous plaît?



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Encore une fois, merci pour vos commentaires, je suis vraiment contente que ça vous plaise et que vous preniez plaisir à le lire...


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Si vous voulez savoir ce que RedFruit pense de mon blog : c'est par là : critique-2-fic

# Posté le lundi 24 mars 2008 10:20

Modifié le lundi 24 mars 2008 14:04

Chapitre 14 - Révélation

Le chapitre 14...un grand tournant...Des difficultés à l'écrire, et je n'en suis pas du tout satisfaite...

Bref

Enjoy =)


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Le lendemain, Tom fut réveillé par des bruits sourds et étouffés. Ils semblaient provenir de la chambre voisine. Il se leva en râlant, ses sourcils froncés montrant sa mauvaise humeur, enfila un tee-shirt à la hâte et se rendit vers la pièce d'où venait ce raffut.
Debout, dans l'encadrement de la porte, il ne comprenait pas vraiment ce qu'il voyait. Deux sacs de voyage étaient ouverts sur le lit, débordants de vêtements, de fils divers, l'ordinateur portable n'était plus sur le bureau, Bill était en train de fouiller dans ses tiroirs, remplissant à la hâte, une trousse noire de bijoux. Il était concentré sur sa tâche si bien qu'il ne vit Tom, les bras croisés, appuyé sur le chambranle de la porte que quelques minutes plus tard. Il ne lui accorda pas plus qu'un regard, mais un regard tellement noir et chargé de colère que Tom eu un léger mouvement de recul. Il se reprit aussitôt et s'avança vers son frère.

« Tu fais quoi ? » sa voix était neutre.

« Je vais quelques jours chez un ami » voix tout aussi neutre, son ton est indifférent.

« Chez qui ? »

« Quelqu'un que tu ne connais pas et de toute façon, ça ne te regarde pas »


Une lueur d'agacement passa sur le visage de l'aîné.

« Ca te dirait pas d'être agréable parfois ? »

Bill leva les yeux de ses sacs qu'il essayait vainement de fermer.

« Avec toi ? Aucune raison. »

Tom ne répondit rien et Bill reprit.

« Souviens-toi toujours d'hier, Tom. C'est le jour où tu as tout gâché. »

Il attrapa les sacs qu'ils n'avaient pas réussi à fermer, passa devant son frère sans un regard de plus et s'engouffra dans les escaliers.

Lorsque Bill claqua la porte d'entrée, une larme roulait sur sa joue.

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Tom n'avait dit à personne ce qu'il s'était passé au studio. Il n'avait dit à personne qu'il avait frappé Bill...
Il avait frappé Bill.
Il se demandait encore comment il avait pu faire ça et encore plus comment il avait pu trouver ça normal quelques heures plus tôt. Il s'était trouvé des excuses, s'était dit que c'était la faute de Bill s'il avait fait une telle chose, parce qu'il avait cherché, parce qu'il l'avait provoqué. Mais depuis quand Bill provoquait-il les gens sans raison ? Depuis quand recherchait-il le conflit sans raison ? Depuis jamais.
Et là, Tom repensa à l'attitude de son jumeau depuis le début de l'été. Il s'était dit que Bill faisait une petite crise, que ça lui passerait, il avait toujours été capricieux.
Lorsque Lya sonna à la porte, il se dit que non, ce n'était vraiment pas normal. Qu'il avait du se passer quelque chose dans la vie de Bill, quelque chose qu'il ne lui avait pas dit, quelque chose qu'il ne comprenait pas...

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« Bein écoute, ça nous fera des vacances, il sera plus tout le temps dans tes pattes à chouiner »

Tom venait de dire à Lya que son frère était parti de la maison sans lui dire où il allait. A l'entente de ces mots, il leva brusquement la tête pour la regarder se rhabiller.

« Tu n'es pas très gentille avec lui »

« Peut-être mais toi tu l'es trop. Bon j'y vais. »


Elle avait fini d'enfiler sa robe et se dirigeait vers la porte.

« Déjà ? »

« Si t'as rien d'autre à me dire que ça, j'vois pas l'intérêt de rester »


Et Tom ne la retint pas. Il venait de comprendre quelque chose. Elle se fichait de lui, ne le voyait que pour baiser, plaisanter, rigoler. Dès qu'il voulait un peu parler, elle se défilait. Elle ne voulait que les bons côtés, le plaisir sans les conséquences. Et Tom se rendit compte qu'il aurait voulu que ça aille plus loin, il aurait voulu partager plus de choses avec elle, ses envies (autres que sexuelles), ses idées, ses passions (autres que le sexe), ses doutes, ses questions. Il était amoureux d'elle. Voilà. C'était dit. Tom Kaulitz était amoureux de cette fille. Il était même très amoureux. Mais, elle, ne l'était absolument pas, elle n'en avait rien à foutre. Elle ne faisait même pas l'effort d'être gentille...


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« Ce soir, 19h, endroit habituel, il faut qu'on parle. Tom »

Elle grimaça en lisant le texto. « Il faut qu'on parle », cette phrase sortie tout droit des mauvaises séries, des mauvais livres, des mauvais relations...
Et cette relation commençait à l'agacer, c'était marrant au début, Tom était plutôt bon au lit et son espèce de frère était une proie facile pour ses petites envies machiavéliques, trop facile de jouer avec eux. Qu'ils étaient faibles ! Elle regrette un peu que ça ait été aussi aisé d'ailleurs. Mais là, elle sent que c'est la fin. D'une part, Bill est parti et les deux frères ont l'air de ne plus se parler d'après ce qu'elle a compris. D'autre part, cet idiot de Tom est amoureux, elle l'a senti, dans ses gestes, ses mots et pour elle, rien de pire qu'un garçon amoureux. Les gens amoureux sont faibles, ils sont aveuglés par leurs sentiments, ne voient rien d'autre que leur amour qu'ils laissent éclater au grand jour. Mais non, Lya Schwartz n'est pas comme ça. Elle ne tombe pas amoureuse, elle maîtrise ses sentiments, ses envies, ses pulsions, ses émotions (si tant est qu'elle en est).

Tu veux parler ? Et bien nous allons parler.

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Bill marchait rapidement, les lanières des sacs lui lacérant les épaules. Il ne savait pas s'il devait se sentir bien ou mal, s'il devait se sentir triste ou en colère. Tom ne s'était pas excusé et ce n'était sûrement pas à lui de le faire.
Vic lui avait dit qu'il pouvait rester chez lui quelques jours. Quand il avait entendu ça, Bill avait souri comme un gamin devant un sapin de noël entouré de cadeaux. Il était continuellement en attente de la moindre marque d'affection pouvant provenir de Vic. Il cherchait chaque signe, chaque mot, chaque geste, lui montrant, ou même mieux, lui prouvant que les sentiments étaient partagés. Parce que des sentiments, il y en avait bel et bien. Bill cherchait et trouvait auprès de son amant, la tendresse que son frère ne lui donnait plus. Même si Vic ne l'écoutait pas comme le faisait Tom, ce n'était pas grave, il le prenait dans ses bras, lui chuchotait des mots doux. Enfin, il l'aimait, Bill en était presque persuadé. Il ne pouvait pas en être autrement. Quand Vic, lui faisait l'amour, caressait son corps, si tendrement, si joliment, si amoureusement. Ca ne pouvait qu'être le comportement d'un amoureux...pas celui d'un amant de passage...

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Comme d'habitude, elle était en retard, comme d'habitude, il l'attendait, la différence aujourd'hui était, que comme la première fois qu'il l'avait attendue, il était agacé.
Lorsqu'elle arriva enfin, ils s'installèrent à une table à l'écart dans le café sombre où ils avaient (déjà) leurs habitudes.

« Tu avais quelque chose à me dire ? » commença-t-elle.

« Euh...oui » il ne savait pas trop par où commencer, ni trop quoi dire. Il s'était refusé à répéter un discours dans sa tête, de toute façon il n'aurait pas dit la moitié de ce qu'il aurait préparé.

« Je t'écoute, Tom » elle avait un sourire légèrement narquois, elle s'amusait beaucoup de l'embarras du blond.

« Que penses-tu de notre relation ? »

Elle sembla réfléchir un instant.

« Et bien...c'est très, comment dire, euh...sympa ! On passe des moments cool ensemble »

« Sympa...cool...mmmh » Tom fronçait les sourcils, il était un peu désappointé. Il ne savait pas à quoi s'attendre mais il n'attendait pas à ça.

« Oui, pourquoi ? Tu la vois comment toi ? »

« Un peu plus sérieusement. »

« Comment ça ? »
son ton est sec.

« Comment te dire...(il avait besoin de savoir, il devait savoir à quoi s'en tenir), je pense que j'ai des sentiments pour toi... »

Elle le coupa aussitôt.

« Et bien pas moi. Tom, franchement, baiser avec toi, c'était vraiment bien, j'ai pris mon pied, mais c'est tout. Le reste je m'en fous. »

Tom baissa les yeux, c'était donc ça...maintenant il savait...

« T'as quand même pas cru que j'étais amoureuse de toi ? Si ?» elle rejeta la tête en arrière et rigola devant la mine dépitée de Tom. « Non, mais sérieusement, t'as cru quoi ? Que t'étais important pour moi ? T'as rêvé mon grand ». Tout son venin contenu sortait. «J'aurai du me méfier quand j'ai vu ta pute de frère, vous êtes jumeaux, vous êtes pareils, j'aurai du comprendre que t'étais aussi faible que lui »

« Arrête de parler comme ça de lui » sa voix durcit tout comme son regard.

« T'es un gosse, Tom. Tu pensais vraiment que j'avais des sentiments pour toi ?! Mais réveille-toi ! Tu fais le grand, le mec, la macho, mais t'es rien de tout ça, t'es un gamin. Un faible. T'en veux la preuve ? Jte disais de faire quelque chose, tu le faisais. Jte disais que ton frère était un crétin, tu ne me contredisais même pas. J'ai réussi à t'éloigner de lui...et tu ne t'es même pas rebellé... Trop facile... »

Tom attrapa violemment le poignet de Lya par-dessus la table de bois.

« Tu n'es qu'une garce, une putain de garce » cracha-t-il.

Elle souriait.

« Tu croyais quoi ? »


Elle dégagea son bras et se leva.

« Bye-bye »

Tom ne bougea pas, n'esquissa pas un geste, ses paupières restaient obstinément ouvertes, son regard se posait partout et nulle part à la fois, dans le vide en fait. Ses yeux se noyaient doucement, inexorablement. Une larme se forma au coin de ses cils puis dévala sa joue et arrivée à sa mâchoire plongea dans le vide pour d'écraser sur son tee-shirt. Cette petite goutte d'eau salée agit comme un déclencheur, il essuya son visage du revers de la main, se leva, laissa quelques pièces sur la table et sortit du lieu. Une fois dehors, son premier réflexe fut de prendre son portable et d'appeler Bill.

Une sonnerie, deux sonneries...le répondeur.

« Bill, je suis désolé pour tout, rappelle moi »

Il était confus, perdu, il ne savait pas quoi penser. Il avait ouvert les yeux d'un seul coup. Lya n'était rien, Lya avait tout gâché...enfin, pas seulement elle, elle lui avait fait tout gâcher... Bill allait mal, très mal...et c'était à cause de lui. Putain. Là, sur l'instant, il ne savait pas quoi faire. Pleurer, hurler, s'inquiéter, culpabiliser, s'effondrer, courir chercher Bill, tuer Lya, se frapper, se faire du mal...




Il était tard, très tard dans la nuit, lorsqu'il reçu une réponse à son message :

« Va te faire foutre Tom »




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Vos impressions ?


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# Posté le lundi 14 avril 2008 16:44

Chapitre 15 - Décadance et Douleur

Plus qu'un nouveau chapitre, la deuxième partie du chapitre 14...



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« Va te faire foutre Tom »


5 mots, quelques lettres, un coup de poignard.

Tom ne dormait pas quant il avait reçu le message. Il était incapable de trouver le sommeil. Il restait assis sur son lit, ses bras entourant ses jambes repliées contre lui. Aucune lumière ne venait troubler l'obscurité de la pièce.
De temps à autre, des larmes montaient à ses yeux, son estomac se serrait, prêt à se retourner, pour essayer de déverser un peu de sa haine, de sa tristesse, de sa culpabilité. Ces trois sentiments se disputaient la place principale en lui. Il ne savait pas s'il devait d'abord être en colère contre Lya, contre lui-même ou bien culpabiliser d'avoir si lâchement, si débilement, si facilement abandonné son petit frère ou encore être triste. Mais il n'avait pas le droit d'être triste, c'est à cause de lui, si tout ça est arrivé, tout est de sa faute, il n'a pas le droit de se lamenter, pas le droit de s'apitoyer sur lui-même. Il ne lui reste plus qu'à tout réparer maintenant. S'il peut recoller les morceaux...


Il ne comprenait absolument pas comment il avait pu laisser les choses devenir aussi catastrophiques. Il ne savait pas vraiment à quoi s'en tenir avec Bill, il y avait un truc qui n'allait pas, c'était clair, vu l'état dans lequel il avait retrouvé son jumeau l'autre matin, mais il n'en savait pas plus.
Il voulait se donner des coups...comment il avait pu laisser Bill tout seul, Bill avait besoin de lui.

Comment avait-il pu... ?

Chaque fois qu'il pensait à Lya, une colère indicible montait en lui, il espérait ne jamais la recroiser...sinon, il serait capable de lui faire du mal...pas seulement avec des mots... Comment avait-il pu se laisser embobiner ? Comment avait-il pu éprouver le moindre sentiment amoureux pour elle ?

L'amour rend vraiment faible et aveugle. Il a été tellement aveuglé qu'il en a perdu tout sens commun, toute rationalité...Il est devenu faible au point de laisser une fille s'immiscer entre Bill et lui.

Comment allait-il pouvoir arranger tout ça ?



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Bill avait écouté le message de son frère entre deux lignes blanches et droites de poudre fine. Tout était tellement plus facile quand la fée blanche coulait dans ses veines et s'insinuait dans son cerveau. Son esprit semblait se vider de toutes les pensées sombres et douloureuses, ne laissant subsister qu'une euphorie sans cesse grandissante, jusqu'au moment où...les effets se calmaient...D'un seul coup, les problèmes, les angoisses, les peurs ressurgissaient de façon tellement brutes et violentes que Bill ployait sous l'attaque, restant prostré de longues et lentes minutes, tremblant, transpirant, les yeux fermés pour tenter de repousser les assauts de cette chimère ignoble qui l'attaquait de toute part. Mais maintenant, il avait trouver l'astuce, enchaîner les lignes lui permettait de La maintenir loin de lui. Un petit cachet entre deux, lui permettait de tenir plus longtemps... Elle reviendrait toujours de toute façon, il le savait, mais le plus tard possible...


Il n'avait pas su quoi répondre sur le moment...Il n'attendait que ça...que son frère revienne vers lui...Mais il avait trop mal...encore trop mal, la Fée n'avait pas encore tout effacé...Lorsque Vic lui avait demandé de qui était le message, Bill lui avait répondu qu'il venait de Tom et ce qu'avait alors dit son amant avait conditionné le texto de retour « Mais qu'il aille se faire fouuuuuuuuutre ». Vic était complètement défait.




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Tom s'était finalement endormi alors que le jour se levait, son portable serré entre ses longs doigts. Son sommeil fut agité, il était dans un état de semi conscience. A la fois endormi et conscient que les scènes qui se jouaient dans sa tête n'étaient que de simples cauchemars dont il voulait mais ne parvenait pas à se sortir...Ses paupières ne voulaient pas se lever, son esprit n'arrivait pas à rejoindre la réalité. Il était comme dans les limbes du sommeil, entre l'ici et l'ailleurs, entre le réveil complet et le sommeil profond. Il restait prisonnier de l'obscurité alors que le jour l'appelait...
Il finit par émerger complètement, en sueur, la tête emprisonnée d'une migraine douloureuse et lancinante.

Il jeta un coup d'½il à son portable...rien.

Il se leva difficilement, libéra ses dreads du bandeau qui les retenait, fit passer son tee-shirt par-dessus sa tête, détacha sa ceinture, laissa glisser son baggy sur ses chevilles, s'en dégagea.
Arrivé devant la douche, il ouvrit l'eau à fond, ôta son boxer et plongea sous le jet d'eau brûlante.
Il aurait voulu voir tout disparaître avec l'eau qui s'écoulait dans la bonde d'évacuation.
Lorsqu'il sortit de la cabine embuée, il se sécha vivement, s'arrachant quasiment la peau, il voulait tout voir disparaître encore et encore...

Mais ça n'était pas si facile...

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Les jours passaient, ils se ressemblaient étonnement pour Bill. Lui et Vic se levaient au milieu de l'après-midi, sortaient parfois faire quelques courses, puis le soir venu, ils allaient au Dark ou chez l'un d'eux. Bill faisait vraiment partie du groupe maintenant. Alcool, sexe et drogue se mêlaient, glissaient en eux, sur eux. Bill avait goûté de nombreuses choses, mais ce qui lui plaisait le plus c'était le cocaïne mélangée à l'ecstasy, si il prenait de mélange d'une certaine manière, les effets positifs de l'un compensaient assez longtemps les effets négatifs de l'autre pour qu'il ne pense pas aux choses qui avaient un goût amer.
Le retour à la réalité était toujours ignoble, mais s'il pouvait oublier ne serait-ce que quelques heures, alors c'était toujours ça à prendre.

Tom avait essayé de le joindre plusieurs fois par jour, par texto ou en l'appelant, mais il ne répondait pas. Il lui en voulait trop. De toute façon, que pourraient-ils se dire ? Même si Tom s'excusait, Bill était trop blessé pour passer à autre chose...

Un jour il devrait rentrer chez lui...Un jour...on verra...


oOoOoOoOoOoOoOo



Vos impressions ?



oOoOoOoOoOoOoOo

# Posté le mercredi 16 avril 2008 09:10

Diiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiites, vous voulez bien faire quelque chose pour moi ??

Vous voulez bien laisser votre avis ici?

Quelques mots, quelques phrases...

Merci =D

# Posté le dimanche 20 avril 2008 13:57

Modifié le dimanche 20 avril 2008 14:58

[ OS - TORG - Te Retrouver ]

[ OS - TORG - Te Retrouver ]
Un nouvel OS.
Un TORG plus précisemment.
Pour vous faire patienter.
En espérant qu'il vous plaise ^^


oOoOoOoOoOoOo


Le public est en délire, les filles hurlent, l'ambiance est électrique, les projecteurs balayent la foule laissant apparaître une masse grouillante, chantante peut-être un peu effrayante...

Mais les garçons ne voient pas tout ça, ils sont sur scène. Bill chante comme si sa vie en dépendait, comme si c'était la dernière fois qu'il devait le faire, Tom enchaîne les riffs sur sa guitare, Gustav tape sur sa batterie semblant se venger de tout et tous, quant à Georg, à le voir jouer ainsi avec cette passion et cette envie, enveloppé dans un halo de lumière bleue, il semble béni des Dieux.

Ils enchaînent les morceaux, déchaînent les passions, rendent les filles hystériques.


Mais ce que nous ne savons pas, ce que nous prenons pour de simples regards complices, pour des taquineries, des jeux, ont une toute autre signification...

Les sourires, les clins d'oeils, les mouvements de hanches...tout ça, ce sont les réminiscences, les souvenirs de moments qu'ils ont passé ensemble, des instants qui viendront...

Lorsque parfois, ils chantent dans le même micro, leurs souffles s'emmêlant, leurs bras se touchant, ils sentent la chaleur qui émane du corps de l'autre, ils voient la sueur sur leurs visages, les petits sourires en coin, les images qui reviennent par flash, les scènes qui se rejouent, les joues qui rougissent...

Le souvenir de ces regards qui se trouvent pour ne plus se lâcher, de ces lèvres qui s'aimantent, les langues qui s'attirent, les mains qui se caressent, les ongles qui s'enfoncent dans les hanches nues, les gémissements, les coups de rein...

Non, Georg ne doit pas penser à ça, pas maintenant, ce n'est vraiment pas le lieu, ni le moment. Mais lorsqu'il croise le regard du guitariste, il sait alors qu'il pense exactement à la même chose. Il ne quitte pas son regard, l'échange dure, encore et encore, un coup de pied de Bill le ramène à la réalité de l'instant.

Encore quelques morceaux...quelques petits instants.




« WÖ SIND EURE HANDE »
Hurle la foule en délire en voyant les musiciens chanter sur le refrain.
Tom se mord violemment la lèvre en entendant la voix grave et foutrement excitante de Georg. Cette voix ... Ce murmure rauque qu'il connaît si bien ... Il ne le voit pas mais il l'imagine si bien, ses cheveux collés sur ses tempes, son regard furieux et ardent, ses lèvres légèrement entrouvertes ... Non, il ne faut pas que Tom pense à ça . Pas maintenant. Une fois de plus, il remercie sa fidèle Gibson car même le baggy n'aurait pas suffit... Cette chanson est si terriblement orgasmique.
Oh, et puis merde !
Tom Kaulitz se dirige en courant vers le bassiste, il colle brusquement ses lèvres au micro de Georg, frôlant au passage celles du bassiste, leurs souffles se mêlent, Georg est chaud, brûlant, il se mort la lèvre inférieure à son tour et lance un regard qui veut tout dire à Tom ...

Le souvenir de toutes ces nuits où leurs lèvres se cherchent, leurs langues se mêlent, leurs corps se cognent, glissent l'un contre l'autre...

Georg, haletant, se frotte contre Tom ruisselant de sueur, un peu, mais pas trop ...
L'ambiance est électrique, la foule en survoltée, l'adrénaline explose dans les veines du bassiste, sentir la chaleur de Tom qui émane, là, si près, comme ...Sa tête en arrière, les yeux fermés, il essaye de faire abstraction de la présence du guitariste et de calmer son érection ... Mais ...
- WO SIND EURE HANDE, halètent-ils en c½ur.



Dernier morceau, dernier salut, derniers sourires.


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L'un à côté de l'autre, dans ce putain de van. Les regards appuyés, les mains qui se caressent, les souffles qui se coupent, pour repartir un peu trop brutalement. Cette distance qu'ils doivent garder...Cet hôtel qui est trop loin, Bill qui parle trop, ce trajet qui dure trop longtemps...trop longtemps, oui ça fait beaucoup trop longtemps qu'ils n'ont pas pu se retrouver ensemble dans une chambre. Trop longtemps...trop loin...trop excités...trop chaud...trop tout.
Trop de sourires à faire aux autres, trop de temps à attendre, trop de patience...

Se diriger chacun dans sa chambre, continuer de faire un peu semblant, même si...histoire de...

Prendre une douche, seul, penser à l'autre, penser à ce moment qu'ils attendent tellement, cet instant où ils pourront se retrouver.

Se glisser furtivement dans la chambre de Georg, Tom sait faire, des mois et des mois de pratique.

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Mais Tom prend son temps, c'est une délicate torture qu'il leur inflige. L'attente, délicieuse, pénible, ils aiment jouer avec elle. La faire tellement durer, que les retrouvailles n'en sont que plus attendues, plus intenses, plus violentes.
Il reste longtemps dans son bain, laissant ses muscles se détendre doucement, ses jambes lourdes de fatigue s'alléger, son dos douloureux se soulager...Lentement, sa main gauche vient masser sa paume droite, délassant ses doigts, un à un, phalange par phalange.
L'eau chaude semble le porter et son esprit s'embrume au même rythme que les miroirs de la pièce. Il se savonne méticuleusement puis se rince longuement. Un peignoir moelleux l'accueil au sortir de son bain et une grande serviette blanche se charge d'éponger l'eau qui dégouline de ses dreads défaites sur ses épaules.
Il choisit ses vêtements avec soin, il sait qu'il n'aura qu'à traverser qu'un simple couloir d'hôtel, mais ... il a envie de lui plaire, encore, toujours.
Il s'habille, arrange ses dreads en une espèce de queue de cheval haute et sort de sa chambre un sourire aux lèvres.

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Georg, lui, s'est contenté d'une douche rapide, ne voulant pas perdre son temps dans un bain. Il veut pouvoir raidir ses cheveux, comme Tom les aime.
Lui aussi apporte un soin tout particulier à sa mise. Il veut lui plaire, encore, toujours. Tout doit être parfait, il fait attention à tous les détails, mais il doit aussi se dépêcher, si jamais Tom arrivait...Résultat, il est déjà prêt et doit attendre...Il s'installe alors dans un grand fauteuil avec plusieurs lettres que les filles lui ont donné devant l'hôtel. Il se fait un point d'honneur de les lire toutes. Il n'arrive toujours pas à croire qu'elles font tout ça pour eux...il sait qu'à l'instant même, elles sont des dizaines installées dehors, alors qu'il fait vraiment froid...Il leur voue une reconnaissance qu'il ne sait pas forcément exprimer en interview ou quand il est en face d'elles. Il sourit en lisant leurs lettres, poèmes, montages de photos. Tout ça pour lui...

Un coup discret contre la porte lui fait relever la tête et abandonner sa lecture. Il pose les lettres sur le fauteuil qu'il vient de quitter et se dirige vers lui...Il ouvre le battant de bois et sourit presque timidement en le voyant. Il a ce tee-shirt qui lui va si bien et il est coiffé de cette façon qu'il aime tant, celle qui dégage son visage. Tom lui adresse son sourire charmeur, celui dont il sait si bien jouer.

Ils n'échangent aucun mot, Georg se contente de reculer de quelques pas, imité par Tom qui avance vers lui en refermant doucement la porte derrière lui. La pièce est éclairée par une petite lampe située près du fauteuil où se tenait le bassiste un peu plus tôt. La lumière est douce. Leurs yeux ne se quittent pas. Ils se tiennent à quelques dizaines de centimètres l'un de l'autre. Tom mord sa lèvre, jouant avec son piercing, le silence est tel que Georg entend le métal tinter contre les dents blanches. Ils jouent encore avec Elle, avec l'attente, leur belle amie, qui le tient éveillés la nuit, qui exacerbe leurs envies, si tant est qu'ils en aient besoin...

Tom fait le premier pas. Il s'avance vers Georg. Maintenant, ce ne sont que quelques dizaines de millimètres qui les sépare. Chacun sent le souffle de l'autre glisser sur sa peau, leurs pupilles se fixent, le chocolat fixe la transparence verte. Les corps frémissent d'impatience, bientôt, elle perdra, l'attente perdra, ils gagneront, se retrouveront.

Tom avance sa main vers celle de Georg, quand il la touche, un courant électrique semble passer de l'un à l'autre. Ce simple contact, à peine ressenti, un effleurement tout juste, semble les réveiller de cette semi torpeur lancinante dans laquelle ils s'étaient plongés. Le jeu a assez duré, l'attente n'a plus lieu d'être. Les yeux noircissent sous l'effet du désir qui semble s'être exacerbé suite à la rencontre furtive de leur peau. Toutes ces sensations qui se mêlent, semblent exploser en eux en quelques millièmes de secondes. Georg se contente juste d'une légère caresse sur la main de Tom, à peine plus légère qu'un souffle, un soupir qui agit comme un détonateur. Georg réduit la distance qui les sépare encore et colle ses lèvres à leurs jumelles qui n'attendaient que ça, le métal froid contre sa peau brûlante le fait gémir. Mais pas autant que les mains de Tom qui entourent son visage. Attrapant les hanches fines du guitariste, il le serre encore plus contre lui, plantant ses doigts dans la peau blanche dont il est encore séparé par le coton du tee-shirt trop large, il l'attire en arrière, l'amenant vers le lit. Ils marchent avec difficultés, trébuchant, pendant que leurs langues vicieuses s'insinuent dans la bouche de l'autre, se frayent un chemin entre les lèvres humides, caressent un peu trop violemment leurs voisines, s'écorchant sur les dents.

Arrivé à destination, Georg fait asseoir le dreadé sur le couvre-lit épais, au bord du large matelas. S'agenouillant entre ses genoux écartés, collant son ventre au bassin bien éveillé, il ne cesse de l'embrasser. Ses mains s'aventurent sous le tee-shirt, contre la peau frémissante et sensible qui se contracte à chaque contact, à chaque effleurement. Les mains de Tom n'ont pas quitté le visage de Georg, ses doigts profondément enfoncés et emmêlés dans les cheveux lisses. Le baiser ne s'interrompt jamais, ils laisseront leurs lèvres s'engourdirent, mais pour rien au monde, ils n'interrompraient l'échange. Enfin peut-être pas...le tee-shirt de Tom que le bassiste enlève est une bonne excuse. Ses mains calleuses passent sur le dos nu, le caressant en de grands cercles désordonnés, empressés, impatients. Le pouce de Tom s'aventure entre leurs deux bouches scellées, pimentant le ballet excitant de leurs langues, il le retire, puis le fait descendre le long de la mâchoire de son amant, traçant un sillon humide, redessinant la jugulaire, arrivé au col du tee-shirt, il remonte, puis place ses mains dans la nuque, se frayant un chemin entre les mèches folles, le rapprochant encore un peu plus de lui.

Finalement, Georg se détache de cette bouche tentatrice, son front maintenant collé à celui du blond, il sent sa respiration saccadée, contre ses propres lèvres, la sueur commence à perler sur ses tempes, dans son dos. Il s'attaque à la ceinture dont il fait coulisser la boucle sans difficulté, la laissant largement ouverte, puis ses doigts agiles s'attaquent aux boutons qui maintiennent encore le jean accroché aux hanches divines qu'il effleure. Pas pour longtemps. Doucement il accroche le haut du baggy et le fait glisser sur la peau suave, il le fait descendre jusqu'à ses chevilles, retirant au passage chaussures et chaussettes entravantes. Le boxer noir est tentant, déformé par l'envie. Ils pourraient facilement se sauter dessus, mais faire jouer leur vieille amie, l'attente est bien plus drôle. Maintenant, ils savent se tenir pour mieux profiter, attendre pour mieux jouir.

La bouche de Georg se pose sur la mâchoire de Tom. Ses baisers descendent dans son cou, puis sa langue prend le relais de ses lèvres. Le guitariste est maintenant à demi allongé, en appui sur ses avant-bras, la tête penchée en arrière, sa respiration s'accélère au fur et à mesure que la langue chaude et humide descend sur lui. Elle s'arrête sur l'un de ses tétons, passe rapidement dessus puis revient et si attarde, joue avec, tourne autour, des dents l'effleure, le faisant doucement gémir. Puis, Georg reprend son chemin, les abdominaux de Tom se contractant légèrement sous la caresse érotique. Le nombril n'est pas en reste, lui aussi a droit à un traitement plus que décadent. Le musicien s'aventure toujours plus bas, emprunte cette ligne qui, chez les hommes relie le nombril à un endroit bien plus mystérieux, la bien nommée Descente du Paradis. En chemin vers le paradis, oui c'est ça, si bien pour l'un que pour l'autre.

Les cuisses de Tom se contractent lorsque Georg passe ses mains dessus, caressant la peau si fine qui s'y trouve, surtout vers l'aine, quand on remonte tout droit vers le paradis, ou vers l'enfer décadent, selon le point de vue. Georg se sent vraiment très à l'étroit dans ses propres vêtements mais il n'arrêtera pas ce qu'il a entamé, pas maintenant. Ses doigts agrippent le large élastique qui ceint les hanches de Tom, et le tirent vers le bas. Les deux musiciens gémissent en même temps, l'un à la sensation de l'air frais sur sa peau brûlante et tendue, l'autre à la vue du sexe gonflé, tentateur et humide offert à sa vue. L'érection de Georg prend un peu plus d'ampleur dans sa prison de tissus. Dieu qu'il est excité. La tête de Tom est toujours penchée en arrière, ses yeux sont clos, la vue de sa gorge offerte achève Georg, le voir nu, les jambes écartées si outrageusement, le joues rosies, excitant, très excitant. S'il s'écoutait, il retournerait Tom, sortirait sa queue, et le prendrait la comme ça, maintenant. Mais non, soyons patients, jouons un peu...

Tom a les yeux toujours fermés, anticipant chacun des mouvements qui arrivent, lorsqu'il sent le souffle de Georg sur lui, il imagine sa langue. Mais son imagination est bien limitée, car lorsque la langue du bassiste remonte le long de son sexe, ce qu'il ressent dépasse toutes ses attentes. Ses jambes se mettent à trembler compulsivement, son pouls s'accélère sensiblement, son souffle devient de plus en plus saccadé. Mais tout ça n'est rien en comparaison du moment, où la langue s'aventure sur son gland si sensible, en fait le tour, s'y attarde, puis cette bouche qui vient en accompagnement, elle suce, aspire, mordille. Georg descend ses lèvres jusqu'en bas du membre si attirant, Tom est magnétique, son aimant, son opposé, l'attirant toujours plus, l'excitant toujours plus, comme a cet instant, où un rocailleux sort de sa gorge. Georg lève les yeux et croise ceux de Tom, à demi fermés. Ses mouvements se font plus intenses, plus rapides, sa bouche descend de plus en plus bas, sa main s'aventure sur les testicules tendues. Tom gémit, de plus en plus fort. Georg le connaît par c½ur, sait quand il doit s'arrêter, comme à l'instant. Il s'éloigne du blond, retire son propre tee-shirt, déboucle sa ceinture, laisse tomber son jean sur ses chevilles, s'en dégage. Tom se redresse, lui retire son boxer. Et l'attire à lui. « fini de jouer maintenant » lui glisse Georg avant de s'allonger sur lui. Instinctivement, les jambes de Tom s'écartent, de façon indécente, mais terriblement excitante. Leurs deux sexes se touchent, se frottent au rythme des mouvements de bassins qu'ils entament ensemble. Ils ne prennent même plus la peine de commencer doucement, progressivement, non. Leurs hanches se cognent, leurs bouches se mordent. Georg avance deux doigts vers les lèvres de Tom qui s'empresse de les prendre entre ses dents, les humidifiant de sa langue joueuse, regardant droit dans les yeux le bassiste déjà ailleurs. Celui-ci n'hésite plus, retire ses doigts et les dirige entre leurs deux bas-ventres, sans cérémonie aucune, il en introduit un en Tom, le sentant gémir dans sa propre bouche et se contracter autour de ses phalanges. Qu'importe, il a trop envie, il n'en peut plus d'attendre. Bien vite, il bouge en lui, puis fait pénétrer un second doigt, le préparant, l'élargissant, le détendant, ses allers-retours sont de plus en plus violents et rapides. Tom se cambre sous lui, en lui gémissant des obscénités à l'oreille. Alors Georg décide d'obéir, Tom veut qu'il le prenne, et bien il va le faire. Il prend son sexe en main, se place où il faut et doucement entre en Tom. Ce n'est que le début qui est doux, un coup de hanche le fait entrer jusqu'à la garde. Il sait que Tom a mal, mais Tom aime ça. Il aime cette première pénétration, dure, violente, qui le déchire en deux, mais lui fait voir ces putains d'étoiles. Si Tom aime, Georg fait. En quelques mouvements, le manque des derniers jours se fait ressentir, tous les deux veulent rattraper le temps perdu.

Les ongles de Tom se plantent dans le dos de Georg. Ils sont en sueurs, les coups de reins sont violents. Le guitariste a remonté ses genoux contre les hanches de Georg, lui permettant d'approfondir ses pénétrations, lui permettant d'attendre l'endroit magique, la clé du paradis, l'entrée du nirvana. Tom veut jouer lui aussi, alors brusquement, il contracte ses muscles, resserrant sa prise, accentuant le frottement déjà plaisant. Georg accélère encore, il sent qu'il est proche, l'autre exagère ses gémissements, le provoquant davantage. Et dans un cri rauque, il se libère en lui, dans un orgasme foudroyant, violent. Son ventre est contracté, ses doigts crispés dans les draps défaits. Il respire difficilement, son visage plongé dans le cou de Tom. Il prend quelques secondes pour se remettre et se redresse en lançant un regard plus que suggestif à son amant. Tom hausse les sourcils. Georg acquiesce, pas besoin de mots. Il récupère sa semence qui s'étale entre les jambes du musicien et en enduit le sexe dur et palpitant qui se présente à lui. Puis il se met sur Tom, et doucement s'empale jusqu'à ce que ses fesses touchent le ventre blanc. Cette douleur, à la fois ignoble et si bonne, fascinante. Il reste quelques secondes ainsi, les yeux fermés, sentant son sexe se durcir à nouveau. Les doigts de Tom se promènent sur son torse, sur ses muscles gonflés et durs, sur sa peau humide et dorée. Et doucement, il amorce quelques mouvements, qui eux non plus, ne resteront pas mesurés longtemps. Les vas et viens s'accélèrent, se durcissent, pour que l'excitation augmente encore, si jamais c'était possible. Ce ne sont plus des gémissements mais des cris rauques qui sortent de leurs gorges maintenant. Tom agrippe les mains de Georg, mêlant leurs doigts et dans un ultime coup de rein, jouit dans le corps du bassiste, lequel sentant les divines contractions en lui, éjacule de nouveau, pris par un plaisir encore plus fort que la première fois. Il s'écroule de nouveau sur Tom lui murmurant trois si jolis mots à l'oreille.

« Je t'aime ».

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Vos Impressions ?

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# Posté le jeudi 01 mai 2008 09:49

Modifié le mercredi 21 mai 2008 13:56